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HISTOIRE ABREGEE
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que nous devons les derniers volumes des Éphémérides de Bologne , qui vontjusqu’à 1810. II a été remplacé par les C. tns Ciccolini et Guglielmini, quipromettent une nouvelle activité dans un observatoire que Manfredi, Zanottiet Mateucci ont rendu intéressant depuis près d’un siècle.
M. Chaligni est mort à Madrid . H avait fait, il y a long-temps, des obser-vations et des calculs qui l’avaient fait connaître avantageusement en astro-nomie. *
M. Chevalier , Oratorien, est mort à Prague . Il avait fait des observa-tions utiles à Lisbonne en 1 75 9, et à Bruxelles. II est différent du C.° "Leche-valier qui a fait des observations au Levant.
Le 8 octobre, est mort à Paris Gabriel de Bory, âgé de quatre-vingt-unans. II avait fait en 1751 un voyage en Espagne , et en 1753 un voyage enPortugal et à l’île de Madère , pour en déterminer la position. Ses observationssont dans les Mémoires de 1768 , page 2jo, et dans ceux de 1772, secondepartie. II donna, dans les Mémoires de 1770, la description d’un observa-toire portatif; et dans le troisième volume des Savans étrangers, l’observa-tion de Mercure sur le soleil en 1753. Dès 175 1 , il avait publié une descriptionde l’octant à réflexion pour la mer. II avait répandu le goût des observationsdans la marine royale. Chef d’escadre et gouverneur des îles sous le vent,il avait eu des moyens de contribuer à l’émulation , et il les avait toujoursemployés : aussi avait-il été nommé, en 1765 , associé libre de l’Académiedes sciences, et en 1798, membre de l’Institut.
On a toujours compris à l’Académie et à l’Institut combien on avait besoinde coopérateurs éclairés pour avancer nos connaissances dans la marine , leplus difficile de tous les arts, et la plus importante de toutes les sciences pourla prospérité et la grandeur des états.
Mais la plus grande perte de l’astronomie, cette année, est celle de Josephde Beauchamp. II était né à Vesoul le 29 juin 1752. II entra en 1767 dansl’ordre des Bernardins , où son oncle Miroudeau avait une abbaye régulière.Celui-ci ayant été nommé , en 1774 , évêque de Babylone , destina son neveuà partager ses fonctions, et le fît venir à Paris pour l’y préparer. Le jeuneBeauchamp avait du goût pour les sciences : il profita de son séjour à Paris ,et suivit nos cours du Collège de France en 1780. Je secondai ses dispo-sitions pour l’astronomie , en lui faisant voir combien il nous serait utile enAsie. II partit enfin, et le 18 septembre 1781 il arriva à Alep avec sononcle, qui ne put continuer le voyage. Beauchamp alla seul à Bagdad pourremplir les fonctions épiscopales en qualité de vicaire général.
En 1781 , j’obtins du ministre de la marine des instrumens que je luienvoyai, et dont il fit un excellent usage. Son voyage d’AIep à Bagdad estdans le Journal des savans de 1784, in-^..°, page 332 ; ses observationsfaites à Bagdad , et ses notices sur les Turcs et les Arabes , page 470.
Au mois de janvier 1784, il alla à Bassora et au golfe Persique .
Je reçus de lui une carte du cours du Tigre et de l’Euphrate , depuis Diar-békir jusqu’à Bassora et au golfe Persique , c’est-à-dire , sur trois cents lieues de