Dfc L* ASTRONOMIE.
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longueur, et je publiai l’extrait de ce voyage dans le Journal des savans du ——mois de mai 1785 , p. 246 et 2S3. Les différens volumes de ce Journal, ainsi 1801que les Mémoires de l’Académie , renferment une multitude d’observationsfaites par Beauchamp, comme le passage de Mercure sur le soleil le 4 mai1786. — Journ. 1787, page 361. On y parle de l’établissement de son obser-vatoire, pages 30 j et 4.38. Je reçus de lui une carte de la Babylonie . Il apportaà l’abbé Barthélemy des dessins de monumens, des inscriptions et des médaillesde l’ancienne Babylone , ainsi que des manuscrits arabes.
Dans son premier voyage, il s’embarqua sur un petit bâtiment arabe; il futpris d’un calme en mer; l’eau manqua dans le bâtiment, et il resta à l’ardeurdu soleil brûlant, près du tropique, l’espace de quarante-huit heures, sansavoir une goutte d’eau pour se rafraîchir la bouche. II retourna à Bassora , oùil fut malade à la mort.
En 1787, je l’engageai à aller à la mer Caspienne , pour décider la ques-tion de la situation de cette mer, et déterminer les longitudes de cette partiede la Perse , sur laquelle il y avait cinq à six degrés d’incertitude : j’en aipublié le résultat dans les Mémoires de l’Académie pour 1787. Dans ce voyage,il fut battu et volé , et il en rapporta une fièvre qui dura dix - huit mois.
Mais il fit la carte de son voyage, et M. le baron de Zach l’a publiée. IIobserva à Casbine, le 30 juin 1787, une éclipse de lune, la plus importantequ’on ait jamais observée. ■— Journal des savans, 1788, p. 187. = Mémoires del'Académie , 1787. La relation de son voyage en Perse se trouve dans le Jour-nal des savans de 1790, p. y26; ses notes sur les antiquités babyloniennes,page ypô.
Le 14 janvier 1787, il revint à Bagdad après son voyage de Perse.
Les observations de Mercure, qui sont si rares en France , étaient une deschoses que je lui avais le plus recommandées. Il en a plus fait à lui seul quetous les astronomes européens dans toute leur vie, et plus que l’on n’en avaiteu depuis l’origine de l’astronomie. II l’a vu plus près du soleil qu’on ne l’avaitjamais observé. J’ai publié plusieurs de ses observations dans les Mémoires del’Académie, et c’est à lui que je dois les plus grands secours pour les tablesde cette planète que j’ai publiées.
II observa aussi les étoiles que nous ne pouvions voir à Paris ; et ses manus-crits , qu’il m’a laissés, fourniront d’utiles supplémens à l’immense collectiond’étoiles que j’ai publiée dans l’Histoire céleste.
M. le baron de Zach , dans son excellent Journal, a souvent fait usagedes observations de Beauchamp , même cette année , pages iy$, 313 et 361.
II avait déjà fait graver le portrait de l’auteur dans le Journal de mars 1798 ,comme il a publié ceux des plus célèbres astronomes.
Beauchamp avait entrepris la revue générale du ciel, pour rectifier les posi-tions des étoiles, et il en avait déjà pluiseurs milliers. Mais bientôt il appritque le département de la marine lui retirait une gratification annuelle de deuxmille livres dont il jouissait , et sans laquelle il ne pouvait subsister àBagdad.