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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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taqué at dispersé mon corps darmée, ma pris 3,700 hommes ettoute mou artillerie. Ces faits sont faux. Platoff sest à peineprésenté devant mon corps. Il a été repoussé de toutes parts,S'il a fait quelques prisonniers, il nen a pas fait un seul lesarmes à,la main, mais il a pu ramasser des hommes isolés qui,la nuit, pour se mettre à labri de lextrême froid, sétaient épar-pillés dans des villages. Quant aux canons, il nen a pas enlevéu n seul, quoiquil soit vrai que jai été obligé, par la perte deoies chevaux morts par suite dun froid excessif, dabandonnerla plus grande partie de mon artillerie, après lavoir démontée etbrisée.

Je sais que les relations russes sont toutes fausses : létenduedu pays et l'extrême ignorance de la plus grande partie de cettePopulation donnent au gouvernement russe de grandes libertés àc et égard ; aussi en profite-t-il pour faire courir les bruits lesplus insensés. Nous étions aux portes de Moscou que ce peu-ple nous croyait battus!

(Signé) Eugène Napoléon.

Lettre du maréchal prince dEekmulil, an major-général.

Thorn, le S Janvier, J813.

Monseigneur,

Je lis avec étonnement dans les gazettes de Saint-Pétersbourg ,que dans la journée du 16 Novembre, lennemi a fait 12,000prisonniers sur mon corps darmée, et quil a tellement éparpillédans les bois voisins les restes de ce corps, quil est entièrementdétruit. Il serait difficile de pousser plus loin limpudence et leLiensouge, si toutes les relations russes depuis le commencementde la campagne et dans les campagnes précédentes, nétaient déjàc onnues. Ne chantait-t-on pas des Te Deum à Pétersbourg, etny distribuait-on pas des cordons pour la bataille dAusterlitz ?bïe disaient-ils pas quils nous avaient pris J 00 pièces de canon à* a bataille de la Moscwa, et ne chantaient-iis pas encore à cette° c casion des Te Deum qui remplissaient dallégresse lAngleterre?Combien de difficultés nont-ils pas faites pour avouer la prise deMoscou ? Ne se sont-ils pas aussi proclamés vainqueurs à Ma-*°2aroslavetz, nous les avons poursuivis pendant lespace de40 verstes!

Le fait est que S. M. sachant que larmée russe de Volhynie ' ena it sur la Berezina, fut obligée de partir de Smoîensk malgréa rigueur de la saison. Par un mouvement subit de la tempé-rature, le froid, qui nétait que de 6 degrés, fut porté à 20, etPleine uu moment à 25, selon quelques-uns de nos officiers duSenie q U j avaient leur thermomètre. Tous nos attelages et notreJ^in dartillerie périrent. S, M. ne voulut plus engager de ba-^ le avec lennemi ; elle ne voulut plus même quon se laissâtpar des affaires de détail, désirant gagner en toute hâte