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Report.
Mais jadis nous recevions de ces tissus del'étranger pour 18 millions par an; aujourd’huinous en recevons seulement pour 7 millions ;l’époque actuelle a donc un véritable avantage ;il est dû en grande partie à l’exportation deslinons, des batistes, des dentelles, tissus danslesquels la main-d'œuvre entre pour une valeurinfiniment au-delà des proportions générales quedonnent'la niasse de 232 millions de matièresfabriquées, comparées à 93 millions de matièrespremières.
L’industrie qui s’exerce sur des matières pre-mières venues du dehors est moins utile sansdoute; mais si des circonstances que le fabri-quant ne peut maîtriser font entrer dans notreconsommation les objets manufacturés avec cesmatières, alors l’industrie remédie en partie àcet inconvénient en nous rendant propre dumoins toute l’augmentation de valeur qu’ellesreçoivent de la main-d’œuvre; elle le neutraliseautant qu’il est possible en perfectionnant assezles fabrications pour que l’étranger, celui quicomme nous est privé de la matière première,celui même qui la possède, préférant les objetsde notre fabrication, nous rembourse, en lesachetant, ce que nous avons avancé pour la ma-tière première, et même de plus fortes sommes.
Les cotonnades ont dans les marchés un avan-tage quelles doivent à la souplesse, au moelleuxde leurs tissus, aux prix, à la finesse et à ladurée relative de ces étoffes, comparées avecleurs analogues.
Le coton offre dans la manufacture de grandesfacilités qui lui sont propres.
Des machines ingénieuses ont porté la filaturedu coton au plus haut degré de fin. Le gou-vernement a proposé un prix (l’un million à l’in-venteur d’une mécanique qui perfectionnerait lafilature du lin autant que celle du coton et quidiminuerait ainsi le prix de la main-d’œuvre né-cessaire à l’emploi de nos matières premières.
Déjà de grandes améliorations sont obtenueset l’on est sur la voie de faire cette importantedécouverte.
Mais jusques-là les cotonnades conservent desA reporter...
509,000,000
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