Buch 
5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
92
JPEG-Download
 

92

Report. 1,285,000,000

pendant cet article est au moins de 15 millions

pour la main-d’œuvre seulement, ci. 15,000,000

Les travaux publics et particuliers qui élèventjournellement des habitations et des monutneus,qui ouvrent des routes, qui creussent des portset des canaux, qui desséchent des marais; lesarts libéraux dont les productions deviennent undes principaux besoins de l’homme civilisé, créentsans cesse de nouvelles valeurs; bien quellesaugmentent considérablement la richesse pu-blique et particulière, je ne les compterai point:je n’ai recherché que les objets de nos consom-mations journalières.

Ces seuls objets sont pour nous une richessepurement industrielle de treize cents millions.... 1,300,000,000

Total. 1,300,000,000

Nouvelle industrie.

JLa volonté de subvenir à nos bèsoius sans recourir à l'é-tranger; le perfectionnement des arts mécaniques et chimiques ;l’esprit ingénieux et industrieux des Français , ont améliorépar des inventions utiles, par de nouveaux procédés, nos an-ciennes cultures, nos anciennes fabrications.

Une révolution plus importante encore, une révolution quidoit changer bientôt toutes les relations commerciales établiesdepuis la découverte des deux Indes, se prépare.

L'énergie, une sorte d’audace dans les résolutions sont aussinécessaires en administration qu’en politique.

Remplacer dans nos consommations le sucre, l’indigo, lacochenille des colonies; trouver dans le midi de l’Europe le*cotons, et chez nous la soude, qui alimentent nos manufactures,paraissaient choses impossibles.

Nous avons voulu fortement, et l’impossibilité a dispar*devant nos efforts.

Dès cette année, les manufactures du sucre que l’on extraitde la betterave nous donneront 7 millions de livres pesant decette denrée. Elle est préparée dans 334 manufactures, quipresque toutes sont actuellement en activité.

Après de nombreux essais, on est parvenu à employer de*procèdes d’après lesquels le sucre de betterave ne coûte qu«15 sous la livre à celui qui le fabrique. M. Bonmatin, inven-teur de cette nouvelle méthode, a profité des travaux utile*de tous ses devanciers ; le gouvernement, pour hâter les heu-reux résultats de sa découverte, l’a chargé d’aller la propage 1lui-même dans les contrées où sont établies le* principales ma-nufactures.