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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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CHAPITRE III,

Du commerce,

Le commerce d’un empire qui compte pour plus de T mîl-' ar 'ls de produits annuels, sans entrer en considération de tantd autres valeurs réelles ou fictives que les calculateurs en éco-nomie politique font entrer dans leurs appréciations, est néces-s a>rement immense.

. Si nous avions cherché des valeurs purement commerciales,J e ne crains pa3 de le dire, nos calculs se seraient élevés à 10

milliards.

Le but du commerce est de mettre, de tenir toujours à laPortée du consommateur les objets de ses besoins ou de sesgoûts.

Le commerce doit donc porter sa principale activité dans lesPays où se trouvent le plus grand nombre de manufactures et lePlus grand nombre de consommateurs.

Lorsqu'un empire a un beau sol, une grande étendue, unegrande population, c’est dans son sein nécessairement qu’existentes > élémens de son plus important commerce.

En 1789, l’une des années où le commerce extérieur de laErance a été le plus considérable, il ne s’est élevé qu’à 357 mil-Lons, en exportations, et à 400 millions en importations ; car ilne faut pas compter, comme importations, les 236 millions que•tous recevions de nos colonies, qui faisaient alors partie inté-grante de la France .

On doit retrancher des importations le numéraire qui est lePaiement fait par l'étranger de quelques-unes de nos exportations.

En retranchant 55 millions d’espèces d’or et d’argent, les im-putations en France n’étaient donc réellement, en 1789, 9 ue de^5 millions ; les exportations étaient de 357 millions : c’est uncommerce d’environ 360 millions, soit que l'on considère l’actif,s °b que l’on considère le passif. 11 n’était pas la quinzièmePartie de notre commerce intérieur.

Comparons notre commerce extérieur, à cette époque, avecCe qu’il est aujourd'hui :

Je considérerai nos colonies comme faisant partie de la France ,e t notre commerce avec elles comme intérieur.

..En 1788, les exportations se sont

'levées à.365,000,000

r Les importations à 345 millions, dontmillions en numéraire, ce qui les ré-

du, t à 290 millions, ci.290,000,000

. Les exportations ont donc excédé

es importations de...... 75,000,000

. Mous venons de voir, qu’en 1789» l csImportations ayant été plus considéra-is qu’en 1788, l’excédent des expor-

Tome v. O