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de Mai dernier, ont pu, à cette époque, paraître plausible» ^S. M., il n’en est pas de même aujourd’hui que les prépara*” 9guerriers de la France contre cette puissance ont pris et p rcl1 'nent encore tous les jours un caractère plus imposant, et q ue ’S. M. I. trop grande pour dissimuler, ne cache pas à la cour dPétersbourg elle-même, le but éventuel de ces mesures. y 1 *crainte de lui inspirer à contre-tems de l’ombrage n’ayant P 011 ’fait suspendre celles-ci, comment arriverait-il qu'elle retard**entre la France et la Prusse cette union pins intime, l’objet d eSvœux du roi, union qui, soit qu’il ne s’agite que d’une démoiistij 1 'tion tendante à assurer le maintien de la tranquillité dansNord, soit qu’en effet les choses en viennent malheureuseoie 1 ’à une rupture entre les deux cours impériales, offre dans l’ uD fet|l’autre alternative des avantages manifestes à la France , vétait le raisonnement sur lequel le roi fondait l'espoir que, mai 11 'tenant, du moins, l’empereur Napoléon daignerait, en réponsenos susdites ouvertures, entrer en explication avec lui, et c’ eS ,en partie dans la vue de les amener, que S. M. vous avait cha r a ede faire officiellement la juste demande de l’évacuation ” eGlogau . _ e
C’est avec la plus vive peine que nous avons vu derecn*cette espérance déçue par vos dépêches du 13 et du 17 d e . cmois. Toutes valables que sont, sous plus d’un rapport;raisons qui vous ont déterminé à différer la démarche eu *1 11 ^tion, le roi eût préféré que vous vous en fussiez tenu littérale'ment à ses ordres. Si actuellement il vous autorise à eu ajo 11 *'lier l’exécution jusqu’à un moment plus opportun, c’cst suri 0
parce que S.M. se flatte que ce moment ne tardera point'* 1 ,présenter ; à la suite d’un nouyel entretien que je viens d’ al?oi ydepuis peu avec M. le comte de Saint-Marsan, et dans l e< l u ? aj’ai fait à ce ministre un tableau aussi détaillé que vrai .violente situation de la Prusse, et des motifs urgens que ** 011 ’avons pour désirer ardemment que l’empereur prenant en 0011sidération les propositions franches et loyales du roi, '
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^nipuiuuii ica jjit-tjjuaiuuuft tiaiicues ti îuyaiw uu fui,
enfin mettre un terme à la cruelle incertitude où se trouve S.sur les intentions de la France à son égard. Faut-il, Mon» iCl ^que je vous retrace à vous-mêmes les principaux traits detableau! Je vous observerai d’abord, pour ce qui concerne; Dfinances, que l’état présent des choses, s’il n’y est app° rte . gmède, les expose à une ruine eomplette et inévitable. .aux ressources momentanées que nous a values l’introductiontarif continental, nous avons pu acquitter mensuellement " emillions de francs de contribution à la France jusqu’au 11,0is cc5Juin dernier, et celui-ci compris. Aujourd’hui ces ressour ^sont épuisées. Aux embarras qui résultent de la privation ^celles que fournissait autrefois à l’état le commerce maritime ^alimentant l'industrie nationale et en procurant un debout ’Dos productions, s’en joignent d’autres provenant de niait*