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négociations (17). Les agensde la Prusse, effrayés par l’at-titude menaçante de la France ,avaient signé à Paris des con-ventions séparées qui renfer-maient des conditions extrême-ment onéreuses, et relatives àl’approvisionnement et aux be-
soins de la grande armée (18).Le gouvernement français ,éclairé sur la modicité de nosressources, prévoyait un refus ;il se préparait à emporter leconsentement du roi par l’ap-pareil de la force. Il se trom-pait. Sa Majesté ratifia cesconventions, quoiqu’elle sentitla difficulté de les remplir ; ellecomptait sur le dévouement desPrussiens, et elle espérait qu’enétablissant les bornes de nossacrifices, elle préserverait sespeuples des réquisitions arbi-traires et de leurs suites fu-nestes. L’expérience n’a pointjustifié cette espérance. Tan-dis que la Prusse épuisait tousses moyens pour verser dansles magasins les denrées stipu-lées, les armées françaises vi-vaient à la charge des particu-
montrent quelles étaient les jfections de la Prusse lorsq udemandait l’alliance, et •quelle manière elle les exfmait. tg
(17) Vous aviez sollicite e e
alliance dès le mois de1811; vous aviez prié, p reS £conjuré pour l'obtenir. En cdant à vos instances, l’emp erÊput-il être dans le cas de s° u ”^çonner que vous hésiteriezratifier les actes de vos p}, ^potentiaires. La supp° slt 'jj,par laquelle vous voulez e*Pqtier l’entrée des troupe® .çaises dans la Poméranie etMarches est donc aussi éviue
mentgratuite qu’elle est odieu s '
La marche des troupesçaises avait un motif tout n® ^rel, l’imminence de la guerrela nécessité de se hâter P° l .n’être pas prévenu par l’ennen 1 .'
(18) Cette convention eta ’jtelle que, selon les rapport® 4sont parvenus, la Prusse n’ es Prait pas obtenir des stipulât 10aussi favorables. Elle avait ®effet renoncé, dès le cotntoen 6 ^ment des négociations, à to°réclamation sur 1 rs cold 11 . ,
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tions. Elle ne demandait P° ^que la valeur des fourniture®,faire à l’armée fût précon'P'^sur les contributions ; elledemandait point que les P almens aux termes de ses eng a ê^mens fussent suspendus ; ene demandait pas que les a®de garantie fournis par les 1 ét ^prussiens pour sûreté de ^dette, fussent remis au roiPrusse et échangés contresimple obligation du gouver 11 ^ment, et toutes ces dispos 111 ^ {de faveur ont été proposées plè gouvernement français