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Sen | à des dangers qui ne sont point une chimère, on ne peutjy°l re < l u un pareil assemblage d’intérêts si divers ait une longue
“ N’aperçois-je pas au milieu des rangs ennemis ce prince né, Vec tous les sentimeus fiançais dans le pays où ils ont peut-êtree plus d'activité! Le guerrier qui défendit autrefois la France lle peut demeurer long-tems arme contre elle.
Rappeions-nous encore qu’un monarque du nord, et le plus* Jusant de tous, mettait naguères au nombre de ses titres desloire l’amitié du grand homme qu’il combat aujourd'hui.
‘‘ Nos regards tombent avec confiauçe sur cet empereur que*“1 de nœuds joignent au nôtre ; qui nous fit le plus beau donj. an s une souveraine chérie, et qui voit dans son petit-lils l’héri-ler de l’empire français .
“ Avec tant de motifs pour s’enteudreet se réunir, la paix est-si difficile.
“ Qu’on fixe tout-à-l’heure le lieu des conférences ; que lesplénipotentaires s’avancent de part et d’autre avec la noble vo-°f*té de pacifier le monde ; que la modération soit dans les cou-
tils,
ainsi que dans le langage. Les puissances étrangères elles-
^êines, l’ont dit dans cette déclaration qu’on leur attribue: UneÇ' unde nation ne doit -pas déchoir pour avoir éprouvé à son tourrevers dans cette lutte pénible et sanglante, où elle a com-6n Uu avec son audace accoutumée.
“ Sénateurs , nous n’aurions point rempli les devoirs que vousRendez de votre commission, si en montrant, avec une si par-ité évidence, les intentions pacifiques de l’empereur, nos der-"'ères paroles ne rappelaient au peuple ce qu’il se doit à lui-^ètne, ce qu’il doit au monarque.
“ Le moment est décisif. Les étrangers tiennent un langagel'^ifnpie; mais quelques-unes de nos frontières sont envahies, etguerre est à nos portes. Trente-six millions d’hommes neh«Uvent trahir leur gloire et leur destinée. Des peuples illustres,'[ a »s ce grand différent, ont essuyé de nombreux revers ; plus" Une fois ils ont été mis hors de combat : leurs plaies sau-vantes ruissèlent encore. La Fiance a reçu aussi quelques at-onies; mais elle est loin detre abattue ; elle peut être fière deS(!5 blessures comme de ses triomphes passés. Le décourage-ant dans le malheur serait encore plus inexcusable que la jac-* a Ufe dans le succès. Ainsi donc en invoquant la paix, que lesPréparatifs militaires soient partout accélérés et soutiennent la^gociation. Rallions-nous autour de ce diadème- où l’éclatI e cinquante victoires brille à travers un nuage passager. La* 0r tune ne manque pas long-tems aux nations qui ne se manquentP as à elles-mêmes.
, “ Cette apppel à l’honneur national est dicté par l’amour même< <! la paix, de cette paix qu’on n’obtient point par la faiblesse,n 'ais par la constance; de cette paix enfin que l’empereur, par unD n O D 2