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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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suppléant le prince vice-connétable, daprès les ordres de Sa M 8 'jesté limpératrice.

M. le maréchal duc de Conégliano, parlant au nom de la de*putation, a présenté à S. M. ladresse suivante ;

Madame,

S. M. lempereur et roi a daigné permettre que ses fidèl* ssujets, les officiers de la garde nationale de sa bonne ville deParis , missent aux pieds du trône lhommage de leur amour ede leur fidélité.

C est ainsi, Madame, quils ont cherché à les exprimer Sire,

En partant pour se mettre à la tète de ses armées, V.confie son épouse chérie, son fils, lespoir de la nation, et rem etla sûreté, la tranquillité de la capitale, à notre amour, à notrefidélité, à notre courage.

Vos nobles paroles, Sire, ont retenti jusquau fond decoeurs ; que nont-elles pu se faire entendre également aux extr e "mités de la France !

Encore pleins d émotion et pénétrés de reconnaissance, noU séprouvons le besoin dexprimer à Votre Majesté les sentime» sdont nous sommes animés.

Partez, Sire, avec sécurité ; que nulle inquiétude sur le s ° r *de ce que vous avez, de ce que nous avons de plus cher, ° etrouble vos grandes pensées ; allez avec nos enfans et nos frèr« srepousser les ennemis coalisés qui ravagent uos provinces.

A la force de vos armes, à la puissance de votre génie» riunirons la force de lesprit public que raniment les danger 3 *j ela patrie, la puissance de la fierté nationale, qui sindigne delinsolent orgueil des étrangers ; et bientôt les ennemis reconnu'

ront limprudence de leurs entreprises et lillusion de leurs espé'lances.

Sire, vous avez sauvé la France il y a quinze ans; vous ^sauverez encore aujourd'hui.

Vos armées déjà nombreuses saccroîtront des nouvelle 5levées qui accourent de toutes parts pour chasser lennemi dela terre des vieux Gaulois, et mainteuir lintégrité de lemp ,redans ses limites naturelles, telles quelles ont été reconnue 5 l ,arles ennemis mêmes.

La F rance entière aura pour cri de ralliement : T>tlv> rancCdu territoire.

En vain, Sire, les eunemis ont conçu linjurieux espoir <j ediviser la nation. A la haine, à lanimosité que leur inspire i acrainte de votre génie, vos fidèles sujets opposeront leur aniouet la confiance que les vicissitudes de la fortune nont pas de*truits.

Oui, Sire, lunion indissoluble de la nation et du souvei 81 ®