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suppléant le prince vice-connétable, d’après les ordres de Sa M 8 'jesté l’impératrice.
M. le maréchal duc de Conégliano, parlant au nom de la de*putation, a présenté à S. M. l’adresse suivante ;
“ Madame,
“ S. M. l’empereur et roi a daigné permettre que ses fidèl* ssujets, les officiers de la garde nationale de sa bonne ville deParis , missent aux pieds du trône l’hommage de leur amour ede leur fidélité.
“ C est ainsi, Madame, qu’ils ont cherché à les exprimer“ Sire,
“ En partant pour se mettre à la tète de ses armées, V.confie son épouse chérie, son fils, l’espoir de la nation, et rem etla sûreté, la tranquillité de la capitale, à notre amour, à notrefidélité, à notre courage.
“ Vos nobles paroles, Sire, ont retenti jusqu’au fond decoeurs ; que n’ont-elles pu se faire entendre également aux extr e "mités de la France !
“ Encore pleins d émotion et pénétrés de reconnaissance, noU séprouvons le besoin d’exprimer à Votre Majesté les sentime» sdont nous sommes animés.
“ Partez, Sire, avec sécurité ; que nulle inquiétude sur le s ° r *de ce que vous avez, de ce que nous avons de plus cher, ° etrouble vos grandes pensées ; allez avec nos enfans et nos frèr« srepousser les ennemis coalisés qui ravagent uos provinces.
“ A la force de vos armes, à la puissance de votre génie» riunirons la force de l’esprit public que raniment les danger 3 *j ela patrie, la puissance de la fierté nationale, qui s’indigne del’insolent orgueil des étrangers ; et bientôt les ennemis reconnu'
ront l’imprudence de leurs entreprises et l’illusion de leurs espé'lances.
“ Sire, vous avez sauvé la France il y a quinze ans; vous ^sauverez encore aujourd'hui.
“ Vos armées déjà nombreuses s’accroîtront des nouvelle 5levées qui accourent de toutes parts pour chasser l’ennemi dela terre des vieux Gaulois, et mainteuir l’intégrité de l’emp ,redans ses limites naturelles, telles qu’elles ont été reconnue 5 l ,arles ennemis mêmes.
“ La F rance entière aura pour cri de ralliement : T>tlv> rancCdu territoire.
“ En vain, Sire, les eunemis ont conçu l’injurieux espoir <j ediviser la nation. A la haine, à l’animosité que leur inspire i acrainte de votre génie, vos fidèles sujets opposeront leur aniouet la confiance que les vicissitudes de la fortune n’ont pas de*truits.
“ Oui, Sire, l’union indissoluble de la nation et du souvei 81 ®