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5 (1815) Pièces de l'année 1813, jusqu'au 12 avril, 1814 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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**1ui devaient croire leurs richesses durables, éprouvent depuisQuelques mois des besoins et une gène toujours croissante, par'^possibilité de réaliser les valeurs qui composent leur fortune.

I finement elles ont cherché à soutenir leur bonne renommée pares plus grands sacrifices ; elles n’ont pu parvenir à éviter laposition malheureuse, mais bien digne d’intérêt où elles se* r °uvent.

, Depuis que l’administration de la banque de France a apperçusinistres présages de ce moment de crise, elle a redoublé de .s °ins pour donner au commerce les secours qui lui seraient né-cessaires, et pour arrêter les progrès de ce torrent d’infor-'"les; mais elle a été contrainte de modifier ses intentions par-premier devoir d’être toujours prête à rembourser en numé-K 're ses billets, lorsqu’ils lui seraient présentés,

,, Au commencement de l’année 1812, la banque avait 114 mil-,°ns en argent dans ses caisses, 117 millions, billets en circula-i'ou, 15 millions seulement en effets de commerce dans ses porte-quilles.

, Cette situation avait commencé dès le milieu de l’année 1811;

8, j elle eût été prolongée, le dividende dû à MM, les actionnaires^aurait pu être réparti qu’en le prenant sur la réserve ; alorsr 'en n’aunonpait un prochain changement dans cet état dechoses, ni plus de produits de la part du commerce.

Le gouvernement suppléa à leur stérilité ; 52 millions d’effetsJl'Vers furent escomptés au trésor impérial et réunis à 36 niil-'»ns d’effets du commerce auxquels les portefeuilles furentê°rtés, donnèrent l’espoir d’un dividende sans loucher aux capi-taux mis eu réserve. Successivement dans la même année les'‘frets du commerce furent réduits à 10 millions, et l’état dedisses se maintenait de 124 à 112 millions. Alors les effets dugouvernement furent portés à 75 millions, et produisirent la.Majeure partie du dividende qui néanmoins ne fut cette année-® que de ô’G fr.

, Mais dès le commencement de l’année 1813, l’état de la^'■ique fut bieu différent: elle avait 85 millions billets en cir-ulation.

Vingt six millions 500 mille francs argent en caisses.

. Cependant c’était encore la proportion indiquée par l’expé-î) e Uce comme la plus convenable à une banque d’escompte.Dans le cours ordinaire des choses, elle doit compter pour cesl*néfices sur le signe représentatif doutelle a le privilège. Alors4 banque escomptait jusqu'à l’échéance de 90 jours tous leseffets réunissant les qualités exigées par la loi, que lui présentait? commerce, et cependant elle avait à regretter de n’en possé-er que pour 45 millions.

j, Dans le dernier semestre de la même année, des événemensUn ordre supérieur ont malheureusement fort aggravé cet étate choses ; les besoins du commerce se sont mnltipliés, taudisIl I I 2