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Tome deuxième.
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CHAPITRE I.

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trente millions de produits anglais , tels devaient être tôtou tard, pour la Grande-Bretagne, les résultats de la do-mination des Russes à Constantinople .

D'aussi graves considérations n'avaient point échappésans doute à la pénétration des diplomates de Saint-James. Mais les embarras intérieurs de l'Angleterre ex-pliquaient son apathie. George IV venait d'y mourir, auplus fort de la lutte engagée entre deux partis divisés sui-des questions accessoires, mais également ennemis dupeuple et de la liberté du monde. Frère de George IV , leduc de Clarence lui succédait. Par une hypocrisie com-mune à tous les héritiers présomptifs, il avait pris rangparmi les whigs, étant prince : devenu roi, il se montraittory.

LAngleterre, cependant, avait épuisé-le succès de sescrimes. Dans les campagnes, et daprès de solennels té-moignages, la misère était à son comble. La plupart desfermiers payaient leurs fermages sur leur capital; beau-coup, chassés de leur exploitation par la pauvreté, er-raient tendant la main à la charité du passant ; des labou-reurs avaient été vus dans plusieurs districts se chargeanteux-mêmes du transport de leurs denrées, et sattelantcomme des bêtes de somme à leurs propres charrettes.Les villes présentaient le spectacle d'une détresse encoreplus profonde. Au fond d'ateliers infects, dans une hor-rible confusion des âges et des sexes, pourrissait unepopulation hâve, chétive, infirme et prématurément flé-trie. Le travail était excessif, le salaire insuffisant. « Vos« seigneuries, sétait écrié le comte Slanhope, à la Cham-« bre des lords, ne frémissent-elles pas en pensant au1 Chambre des communes. Séances du 20- février 1830.