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HISTOIRE DE l)I\ ANS.
renfermait la révolution de juillet, la dynastie nouvellepouvait, si elle eût été bien inspirée, se créer en Europe un rôle indépendant et original. Louis-Philippe pouvaitdire aux puissances : « Au nom de la France bourgeoise« dont je suis le représentant, j'adhère aux arrangements« territoriaux stipulés par les traités de 1815, et je re-« pousse toute idée de conquête. Je m’engage, en outre, à« opposer une digue permanente aux entraînements ré-« volutionnaires. Mais, pour (pie je remplisse cette double« mission, il importe que les principes en vertu desquels« je suis devenu roi et qui sont ceux de la bourgeoisie.« acquièrent en Europe de la force et de l'autorité. Je ne« saurais enchaîner la France démocratique et conqué-« rante qu’avec le secours de l’Europe constitutionnelle.« Ma cause étant inséparable de celle de la bourgeoisie,« je ne saurais compter long-temps sur ses sympathies, à« l'intérieur, qu'en faisant triompher, au dehors, ses doc-« trines et ses intérêts. En proclamant tous les gouver-« nements solidaires l’un de l'autre, la Sainte-Alliance a« posé un principe juste, dont il ne reste plus qu’à faire« une application conforme au cours naturel des événe-« ments et des idées. Le régime constitutionnel existe en« Angleterre; il vient de prévaloir en France ; il peut« aisément être introduit en Espagne , en Portugal , en« Italie , en Belgique ; il veut être perfectionné en Allc-« magne. Eh bien! au nom de la France bourgeoise qui« m'a couronné, j’offre mon appui à la bourgeoisie dans« tous les pays de l'Europe , et je mets au prix de l'adop-« tion du principe constitutionnel l’alliance de la France « et la paix du monde. »
Ce langage n’aurait certainement répondu ni à toutes