CHAPITRE I.
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les nobles passions ni à tous les intérêts légitimes ; maisc'était le seul qu’au point de vue monarchique et bour-geois on pût tenir avec décence et habileté. La guerrevenant à éclater dans cette hypothèse, la royauté trouvaitappui au dedans et au dehors; elle détournait à son pro-fit la popularité attachée à une attitude énergique ; et,loin de prêter le flanc de l'esprit démocratique, elle lui en-levait ses propres procédés pour le combattre.
Rien de tout cela ne fut compris par le Cabinet du Pa-lais-Royal. La médiocrité des hommes chargés des des-tinées de la France fut le plus humiliant et le premier deses malheurs.
Ces développements étaient nécessaires pour donner laclé des arrangements diplomatiques que nous aurons àraconter. Pour montrer combien la diplomatie de la France fut inhabile et désastreuse, il fallait dire quelle immense,quelle glorieuse carrière s’ouvrait devant elle, si la for-tune eût placé en de fortes mains le pouvoir devenuvacant.