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HISTOIRE DE DIM AXS.
placards séditieux sont affichés dans divers quartiers ; desmenaces couvrent les palissades du Luxembourg . Le 18octobre, tandis que des bandes partent du Panthéon , etque d'autres parcourent la rue Saint-Honoré en chantantla Parisienne , une colonne se dirige sur le Palais-Royal ,agitant un drapeau sur lequel on lit ce vœu : mort auxmi-nistres! Les grilles du jardin sont aussitôt fermées; lagarde nationale accourt. Repoussée, la foule prend le che-min de Yincennes : le cri de mort aux ministres ! rem-plissait les airs. Le général Daumesnil sort du châteaupour arrêter ces bandes irritées; il les menace, si ellesosent passer outre, de faire sauter le donjon. Elles se re-plient, mais reviennent sur le Palais-Royal , précédées parun tambour et redoublant de clameurs. Le Conseil desminstres s’était assemblé. Le roi se promenait sur la ter-rasse avec M. Odilon Barrot . Vive Barrot! criait-on de laplace. Alors, se retournant vers le préfet de la Seine : « J'ai« aussi entendu crier : vive Pétion ! autrefois, » dit leprince avec un sourire douteux.
La garde fit bonne contenance; l’émeute se dissipa. 11enétait resté, toutefois, dansla capitale, une vague inquié-tude qui présageait de nouveaux orages.
Le lendemain, le roi, en uniforme de garde national,descendait, accompagné de son fils aîné, des générauxLafayette et Gérard, dans la cour du Palais-Royal , pour yremercier de leur vigilance les bourgeois armés, qu’il ap-pelait ses camarades. Ces démarches d'éclat associaient deplus en plus à la cause de la royauté celle de la bourgeoi-sie, mais le peuple en prenait ombrage : il s’accoutumaità confondre dans la même défiance tout ce qui est pouvoiret richesse.