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Tome deuxième.
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CHAPITRE IV.

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Les outrages, d'ailleurs, ne lui étaient pas épargnés parbeaucoup de ces libéraux de la Restauration, dont il avaitsi vaillamment soutenu la querelle. Ils appelaient la ten-tative sur Vincennes un deux septembre commencé contrequatre hommes. Ils déclamaient sur l'ivresse du sang plusirrésistible que celle du vin, et maudissaient les agitations,oubliant déjà celles quau mois de juillet ils avaient pro-voquées, encouragées, applaudies. « Pendant trois ans,« s'écriait le Journal des Débats , la démocratie sest repue« de massacres ; pendant trois ans, elle a léché le sang« de la guillotine. «Puis il rappelait comment cette mêmedémocratie avait, pliant sous le pied d'un soldat, cuverdans lesclavage les orgies delà liberté.

Ceux qui avaient perdu le sentiment de la reconnais-sance, sans en avoir encore tout-à-fait perdu la pudeur,mettaient au-dessus du plaisir dinsulter lepeuple, lavan-tage de le diviser. Par une tactique trop connue pourêtre habile, ils félicitaient les combattants de juillet,le véritable peuple, de ne garder que mépris aux agi-tateurs, supposant ainsi la distinction qu'ils voulaientcréer.

Dautres rejetaient le mal sur les sociétés populaires,foyers ardents, disaient-ils, venaient se tremper toutesles passions sans emploi. Mais, dans les troubles quexcitale procès des ministres, les sociétés populaires ne jouèrentaucun rôle. Les hommes dont elles se composaient étaienteux-mêmes divisés sur la question de la peine de mort.Dans la Société des Amis du Peuple , par exemple, un avo-cat ayant un jour invité lassemblée à une démonstrationmenaçante pour les prisonniers de Vincennes , un desmembres les plus influents du club, M. Roche, avait pro-