CHAPITRE VIII.
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l'embellissement de la cité : en un mot, à tous les intérêtsd’une nature spéciale.
Malheureusement, les Chambres qui abordaient cet im-portant problème étaient incapables non-seulement de lerésoudre, mais de le bien poser. Déjà, en décrétant dansla Charte l’égalité descultes, la liberté de l’enseignement,la concurrence industrielle, elles avaient anéanti la véri-table centralisation politique et dépouillé l’État de ses plusnaturelles, de ses plus hautes, de ses plus nécessaires pré-rogatives. Pour achever cette œuvre de folie, il ne leurrestait plus qu’à fortifier la centralisation administrative,en ôtant à la commune toute liberté d’action, tout prin-cipe de vie. C’est ce qu’elles firent dans la loi sur l’orga-nisation municipale..
Dans la; Chambre des députés, la discussion fut labo-rieuse, confuse. Les uns, et c'était le plus grand nombre,voulaient qu’à l’égard du pouvoir central la commune fûtplacée dans une dépendance complète. Ils demandaient,en conséquence, que le maire et les adjoints fussent nom-més par le roi dans les villes considérables, et, dans lesvilles de moindre importance, par le préfet. Quant à laformation du conseil municipal, ils n’osaient trop ouver-tement repousser le principe électif, mais ils n’en admet-taient qu’une application très-restreinte. Les autres sou-tenaient que la commune ne serait fortement organiséeque lorsque tous les habitants seraient appelés à élire lemaire, les adjoints et les conseillers municipaux.
L’opinion de ces derniers était évidemment conformeaux vrais principes de gouvernement; mais ils posaientmal la question. Au lieu de représenter la commune dansses rapports avec la société tout entière, ils la défendirent