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Tome deuxième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

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de 26 francs, y compris l'emballage et le transport. 11offrait des fusils de modèle anglais et de première qualité.M. Gisquet, averti le 8 décembre de cette proposition, enfut extrêmement troublé. Il avait associé à ses espérancesM. Rothschild . Un billet qu'il reçut de ce banquier mit finà ses inquiétudes en lui annonçant un rendez-vous pour lelendemain chez le ministre de la guerre. Ce fut dans cetteaudience que M. Gisquet, spéculateur maintenant et nonplus mandataire, conclut avec le maréchal Soult un mar-ché dont les prix, rapprochés de ceux de M. Yandermeck,constituaient pour le trésor une perte d'à peu près deuxmillions cinq cent mille francs.

De fâcheuses rumeurs ne tardèrent pas à se répandre.Les soumissionnaires repoussés se plaignirent. Pourquoicette préférence accordée à M. Gisquet, et si ruineusepour le trésor ? M. Gisquet avait-il, pour fixer le choix duministre, des connaissances spéciales? Était-il, avait-ilété officier d'artillerie? Présentait-il, du moins, commenégociant, les garanties convenables? Quel motif mysté-rieux avait pu faire confier à un homme daffaires, dontla maison paraissait en déconfiture, une opération quiexigeait et des connaissances particulières et une solvabi-lité incontestable? Bientôt les plus graves soupçons semêlèrent aces discours pour les envenimer. On fit remar-quer que M. Casimir Périer était lié commercialement àM. Gisquet par une commandite de 250 mille francs, re-montant à 1825, et par une autre commandite de 950mille francs, datant du 2 juillet 1830. On supposa queM. Casimir Périer avait voulu sauver ses intérêts compro-mis dans les chances dune faillite prévue. On ne manquapas de rappeler, à ce sujet, que la maison de M. Gisquet