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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ASS.

une organisation d'artiste que tenaient ses facultés lesplus précieuses. Plébéien par l'origine et par l'éducation,il sétait révélé dans un moment l'aristocratie en France ressaisissait le Pouvoir. 11 sétait montré à elle comme unsoutien presque nécessaire, et elle l avait adopté, bien ré-solue à ne se livrer à lui qu'en l'absorbant. Humilité intel-ligente, propre à toutes les aristocraties, et qui, en An-gleterre, a placé une race née pour l'orgueil sous les ordresde sir Robert Peel , fds d'un fabricant de coton, créé ba-ronnet parPilt; sous les ordres de lord Lyndurst, tilsd'unpeintre; sous les ordres de lord Wellington, représentantde la race irlandaise et bourgeoise des Welleslev ! Unefois admis et recherché dans un monde tout n'étaitque grâce, parfums, harmonie, visages souriants, doucesparoles, vie élégante et passionnée, M. berner sétaitsans doute laissé prendre à d'invincibles amorces. Il avaitcouru après l'éclat d'une opinion qui était celle dessalons somptueux. Cette opinion avait fourni de brillantesinspirations à son éloquence, elle lui avait valu le succès,elle lui avait promis le plaisir, et il s'était insensiblementengagé dune manière irrévocable, charmé de pouvoirainsi mêler à l'entraînement des affaires le goût des dis-sipations. Car cétait un de ces hommes qui ont hâte dese dépenser. Voilà, du moins, de quelle sorte M. Bernerétait jugé par ses adversaires. Et comment expliquer au-trement quun enfant du peuple, clairvoyant et hardi,aux mâles allures, aux instincts démocratiques, se fûtenchaîné au service dune monarchie dont il déplorait envain les fautes, et d'une noblesse dont il lui était impos-sible de partager les préjugés opiniâtres? Aussi M. Berryer sétait-il créé dans son parti une situation à part, faisant