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Tome troisième.
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CHAPITRE I.

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Alors se levèrent les Delaunay, les I)iot, les MathurinMaridar, aventuriers sans peur qui, armés d'un fusil, mu-nis d'une gourde et suivis de quelques campagnons lesteset braves, se mirent à affronter soldats, gendarmes, gardesciviques, et à battre la campagne, tantôt se glissant surla lisière des bois, tantôt disparaissant derrière les hautsgenêts, redoutés dans les villes, mais recueillis fraternel-lement dans les métairies isolées.

Le brigandage était au bout de ces soulèvements par-tiels. Des hommes pervers ne tardèrent pas à se mêler auxbandes royalistes, qu'ils compromirent par leurs excès etenveloppèrent dans leur déshonneur. Le gouvernement,de son côté, avait soin de confondre dans un même ana-thème et les chouans véritables et les hideux auxiliairesque, plus d'une fois cependant, il leur était arrivé non-seulement de désavouer, mais de punir. Bientôt, la renom-mée grossissant le mal et multipliant les désordres, onrépand partout des nouvelles sinistres: les récits les pluslamentables volent de bouche en bouche : au cri de ven-geance, parti de tous les grands centres dépopulation, lesgardes nationaux se rassemblent, prennent les armes, lespatriotes eux-mêmes, quoique ennemis du gouvernement,se rapprochent de lui, par le besoin d'être protégés.

« Mort aux brigands! » tel est le mot d'ordre de tous lesbourgeois, saisis d’épouvante et de colère; et en effet,tout les chouans qu'on peut surpendre, on les égorge :sanglantes exécutions, dont les représailles, plus san-glantes encore, viennent augmenter l'horreur! C'en estfait : les passions sont de toutes parts déchaînées, onentre dans la guerre civile.

Ce fut dans ces circonstances funestes que la duchesse