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Tome troisième.
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HISTOIRE DE 1MX ANS.

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<le lïerri résolut de quitter l'Kcosse et de venir animer parsa présence les partisans de son fils. Il y avait là certaine-ment une pensée impie. Car enlin,ce n’était ni pour ac-complir quelque vaste projet de rénovation sociale, nimême pour améliorer par quelques réformes le sort despeuples, que Marie-Caroline s’élançait dans la carrière desconspirations ; et elle aurait pu se demander s'il était bienjuste d'aller plonger la France dans un long deuil, sansautre but que de la rendre au duc de Bordeaux , commeon ferait d’un champ à son propriétaire dépossédé. Maisavec les préjugés dont on avait bercé son enfance, il étaitdiflicile que la duchesse de Berri comprit ce qu’.l y avaitde criminel en son dessein. B ailleurs, le rôle de Jeanned'Albret souriait à son imagination napolitaine. Traverserles mers à la tète de paladins fidèles: arriver sur uneterre de chevaliers, à travers les périls et les aventuresd'un voyage inattendu -, passer, à la faveur de mille dégui-sements divers, au milieu de tant d'ennemis en éveil;errer,mère courageuse et reine proscrite, de village envillage et de château en château; connaître ainsi par leurcôté romanesque toutes les extrémités des choses hu-maines; et, à la suite d'une conspiration victorieuse,relever en France le vieil étendard de la monarchie : toutcela était bien propre à séduire une femme jeune et vive,hardie par ignorance des obstacles, héroïque au besoinpar légèreté, capable de tout supporter hors l’ennui, etprompte à s'absoudre, par les sophysmes de l'amour ma-ternel, des entraînements d'une nature inquiète.

A Lulworth.où il avait séjourné pendant quelque tempsavant de se rendre à Ilolv-Rood, Charles X avait rédigéet signé un acte qui confirmait les abdications de Ram-