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Tome troisième.
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CHAPITRE I.

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pour examiner le projet qui lui était soumis, M. Bérengerprésenta le 19 septembre un rapport la question étaitsavamment discutée; et, le 30 septembre, les débats sou-vrirent.

Mais le premier problème à résoudre était celui-ci : laChambre des députés, en décidant du sort de la pairie,agissait-elle comme pouvoir constituant et souverain? oubien, la pairie serait-elle appelée à ratifier la haute sen-lence dont elle allait être lobjet?

La difficulté était inextricable au point de vue du droitet de la logique, parce quaprès la révolution de juillet,le pouvoir nouveau sétait constitué en violation de tousles principes. Demander à la pairie elle-même si elle con-sentait à perdre la plus précieuse de ses prérogatives, cé-sait faire naître entre les trois pouvoirs loccasion duneffroyable conflit et exposer lÉtat à une secousse. Se pas-ser de lassentiment de la Chambre des pairs , cétait attri-buer à la Chambre des députés le caractère dassembléeconstituante : le pouvait-on ? M. de Cormenin prouva lecontraire avec une singulière vigueur de style et de pen-sée, dans un pamphlet fameux. On y lisait : « Les consti-« tutions doivent précéder les lois : donc les congrès« doivent précéder les Chambres .Qui nomme les congrès ?« Le peuple. Qui nomme les Chambres? Les électeurs.«. Voilà les vrais principes : passons à leur application.« Le peuple, en France , a-t-il nommé un congrès? Non.« Un congrès a-t-il fait la Charte? Non. Qui donc la« faite? Quelques députés. Qui leur en avait donné man-« dat? Quelques électeurs. Et les électeurs, qui les avait« eux-mêmes nommés? Le peuple? Non. Et qui repré-« sentaient-ils? Le peuple? Non. Si un congrès na-