CHAPITRE I.
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en etlèt, la pairie comme une Chambre législative? Dansce cas, gardons qu’elle ne soit envahie par des hommessans élévation de caractère, ou sans patriotisme, ou sanstalent. Il n’est pas de fonction plus haute que celle de fairedes lois, il n'en est pas de plus dillicile, de plus impor-tante. Quelle serait notre folie de nous fier au hasard dusoin de nous donner des législateurs? I’ar quelle criminelleet puérile imprudence irions-nous, repoussant d'avanceles citoyens qui n'auraient d'autre recommandation queleur mérite, confier à une assemblée.de premiers-venus ledroit de régler nos destinées? Une royauté héréditaire seconçoit, parce qu'auprès du roi le plus idiot, veillera tou-jours l'intelligence d'un ministre responsable. L'Angle-terre n’a jamais été gouvernée avec plus de force et degrandeur que sous l’administration de l’itt, ministre d'unmonarque atteint de folie; mais quel remède à l insufii-sance d une assemblée que les circonstances viendraientprendre au dépourvu ? Considérerons-nous la pairie commePouvoir modérateur? Ilàtons-nous, s'il en est ainsi, d'a-bolir l'hérédité qui, en assurant à la pairie une existenceoriginale, en lui donnant à défendre un intérêt spécial,lui souillera les passions les plus dangereuses. L’orgueilde l'homme trouve une plus grande jouissance dans lafaculté d'imprimer le mouvement que dans celle de l'ar-rêter; car l'action suppose la liberté, c'est-à-dire la force,tandis que la résistance suppose la nécessité, c'est-à direla faiblesse. Or, ce qui est vrai d'un individu l'est à plusforte raison d'une assemblée; et il est dans la nature detout Pouvoir modérateur de sortir de ses attributions,d’employer pour agir, lesarmes qu'il a reçues pour résister.Tenons pour certain qu’un Pouvoir réduit au rôle de mo-