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HIST01KE DE DIX AXS.
dérateur dédaigne toujours sa mission. Fort, il s’emparedu mouvement; faible, il le suit. Qu’ajouter, sur ce point,aux leçons que nous donne le Long-Parlement ? LaChambre des lords put-elle ralentir la course des Com-munes? Elle voulait sauver Strafford , elle le condamna;elle voulait garder au milieu d'elle les évèques-législa-teurs, elle vota leur exclusion ; elle désirait la paix, ellevota la guerre civile. Que prétendent ceux qui, pour mo-dérer le mouvement qui emporte les sociétés, imaginentde placer face à faœ une Chambre héréditaire et uneChambre élective? Mais c’est mettre en quelque sorte unearistocratie au sein d’une république. Ah ! rappelons-nousplutôt l'ancien combat entre les patriciens et les plébéiens,entre les sénatus-eonsultes qui rédigeaient en forme de loil'usurpation, et les plébiscites qui rédigeaient en forme deloi la violence, combat qui mit si long-temps en feu l’em-pire romain. Et vainement serait-on rassuré contre l'immi-nence d’un tel désastre par l’existence d'une royauté mé-diatrice. Entre une royauté héréditaire et une pairiehéréditaire l'intérêt est commun devant une assembléeélective. Ce ne sera, tout au plus, que la guerre de deuxcontre un, et nous n’aurons abouti qu’à une complicationdu désordre. Que si, au contraire, on suppose à la pairiehéréditaire une volonté qui lui soit propre, quel moyen defaire fléchir cette volonté, lorsque, bravant à la fois et laChambre élective et le trône, elle se montrera obstinémentrebelle à des innovations jugées nécessaires? Aura-t-onrecours à une promotion de pairs? Alors plus de considé-ration, plus d’indépendance pour elle. Elle ne modèrerien, elle obéit. Considérerons-nous enfin la pairie commecorps représentatif? Mais à quel ordre d’intérêts peut cor-