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Tome troisième.
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CHAPITRE I.

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ne soit pas pour le régulariser, que ce soit pour le dé-truire. Quant aux avantages propres à chaque forme degouvernement, ces avantages sont de telle nature que lesmettre en présence, en leur conservant leur caractère,c'est les neutraliser l'un par l'autre, et traverser le dé-sordre pour arriver à l'impuissance. Les monarchies nese distinguent par lénergie féconde de la volonté que cette volonté hest pas à chaque instant discutée, com-battue, paralysée. La grandeur des passions, dans les dé-mocraties, dégénère bien vite en violences, quand on leuroppose des obstacles permanents et des entêtements sys-tématiques. Et que devient cet esprit de suite inhérentaux aristocraties, lorsqu'à coté du culte des traditions lesinstitutions en consacrent le mépris? Votre régime consti-tutionnel se contente de rapprocher des éléments qu'ilimporterait de fondre. I)e même quil ne doit y avoir dansla société qu'un intérêt, il ne doit y avoir dans le Pouvoirqu'un principe; et pour amener le premier de ces deuxrésultats, il faut commencer par consacrer le second. SilAngleterre a tenu l'univers en haleine et a pu le conqué-rir par ses marchands, d'une manière plus complète en-core, plus insolente et plus durable, que Rome ne lavaitfait par ses soldats, cela vient de ce quil nv a de vivanten Angleterre qu'un principe : le principe aristocratique.Car l'aristocratie, dans cette île, possède le sol, comman-dite l'industrie, dirige la couronne, elle domine dans laChambre des communes par la vénalité quelle a eu soind'introduire dans les mœurs, et qui fait des suffragespopulaires autant de mensonges à son usage. De sortequ'en Angleterre, la Chambre des communes, celle deslords, et la royauté, ne sont en réalité que des manifesta*

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