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Tome troisième.
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CHAPITRE I.

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eide : la loi qui abolissait l'hérédité de la Chambre despairs et consacrait le système de la nomination par le roidans un cercle de notabilités, cette loi destructive du ré-gime constitutionnel fut votée au palais du Luxembourg telle qu’on l’avait votée au Palais-Bourbon , et à une ma-jorité de trente-quatre voix *. Treize pairs, parmi les-quels M. de Fitz-James, donnèrent aussitôt leur démis-sion.

Mais le libéralisme exigeait plus encore. Reproduisantune proposition déjà présentée par M. Baude, le colonelBricqueville demanda que tout membre de la brancheainée des Bourbons fût déclaré banni à perpétuité du ter-ritoire français ; que cette loi eût pour sanction la peinede mort, et que la vente des biens appartenant à la familleproscrite fût rendue obligatoire dans un laps de tempsdéterminé.

On doit cette justice à la bourgeoisie que la propositiondu colonel Bricqueville ne rencontra point parmi elle unsentiment unanime. Plusieurs comprirent que, quoiqueproposée par un homme loyal, une pareille loi était impie,parce qu’elle usurpait sur Dieu le lendemain ; qu’elleétait inique, parce qu’elle frappait toute une race pour lecrime d’un seul ; qu’elle était anti-sociale, parce qu’elleenchaînait à des ressentiments qui peuvent passer, lepeuple qui dure-, qu’elle était inutile, parce que le délitde conspiration avait été prévu et qu’il y avait bien assezde sang dans nos codes; qu’elle était impolitique, parceque la concurrence entre rois garde un châtiment assuré

1 Loi sur l’abolition de la pairie adoptée par la Chambre des députésle 18 octobre 1831, et par la Chambre des pairs , le 28 décembre de la mêmeannée.