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Tome troisième.
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HISTOIRE 1)E DIX ANS.

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Grâce à la faiblesse ou l'aveuglement des autorités,aucune de ces dispositions ne fut exécutée. Le maire dela Croix-Rousse était tombé dans une sécurité fatale; etquant au général Iîoguet, il répondait en ces termes à lanotification des mesures prises par l'assemblée :

« Monsieur le Pre'fet,

« Il e'Iait inutile de m’e'erire et de m’envoyer une réquisition sur« les dispositions à prendre pour la journée de demain; tout ee« dont vous me parlez e'tait déjà arrête' entre MM. les maires de« Lyon , de la Croix-Rousse et moi. A cet égard, comme dans nia« détermination bien prononcée de maintenir la tranquillité dans« Lyon , vous pouvez être sans inquiétude. >>

Le lieutenant-général se faisait sur sa force de bienétranges illusions. La garnison lyonnaise n'allait pas àtrois mille hommes ; elle se composait du 66 e de ligne,de trois escadrons de dragons, d’un bataillon du 13' etde quelques compagnies du génie. Encore ne pouvait-oncompter sur le G6° de ligne, qui avait été formé après larévolution de juillet avec les débris de la garde royalemêlés à des citoyens qui s’étaient battus contre Charles X.M. Bouvier-Dumolard en avait écrit au ministre en termespressants-, mais le ministre, absorbé par des intrigues deportefeuille et de Parlement, n’avait pas cru devoir fairedroit à ces réclamations, non plus qu'à celles qui portaientsur la mésintelligence de l'autorité militaire et de l'auto-rité civile. Cette imprévoyance fut, hélas! expiée pard’autres que par ceux qui en étaient coupables : après lajournée du 20 novembre, beaucoup s'endormirent, àLyon , pour qui cette nuit-là fut la dernière!

Pour bien comprendre l'affreux combat qui allait se