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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AKS.

bataille aux fabricants. Ils voulaient seulement que, jus-quà ce que le taril fut reconnu, tout métier cessât debattre, et quelques-uns dentre eux allèrent parcourir lesateliers pour en éloigner ceux de leurs compagnons quitravaillaient encore. Sur ces entrefaites, cinquante ousoixante gardes nationaux se présentèrent, et lofiicierqui les commandait s'étant écrié : « Mes amis, il faut« balayer cette canaille- -, » ils savancèrent la baïon-nette en avant. Indignés, les ouvriers sélancent, entou-rent le peloton, désarment les uns et mettent les autresen fuite. Bientôt les groupes devinrent plus nombreux,mais aucune pensée hostile ne les animait. On y parlaitseulement de recommencer, dans les rues de Lyon, lamanifestation pacifique du 25 octobre. Dans ce but, lestisseurs se tenant par le bras et marchant quatre à qua-tre, se mirent à descendre la GrandCôte. Les grenadiersde la l re légion, spécialement composée de fabricants,montèrent résolument à la rencontre de la colonne. Leurcolère était au comble, et plusieurs tiraient de leurspoches des paquets de cartouches quon se distribuaitdans les rangs. Vers le milieu de la GrandCôte, les deuxtroupes se trouvèrent face à face ; les grenadiers firentfeu, et huit ouvriers tombèrent grièvement blessés. Aus-sitôt la colonne dont ils faisaient partie se replie en désor-dre, remonte la GrandCôte en poussant des cris de déses-poir, et se répand dans la Croix-Rousse comme une merfurieuse. En un instant, une immense clameur sélève;chaque maison vomit des combattants armés de bâtons,de pelles, de pierres, de fourches; quelques-uns avaientdes fusils. Les plus ardents courent de côté et dautre encriant ; « Aux armesI on assassine nos frères! » Des