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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

CI

sur les Broleaux un l'eu continuel et meurtrier. La lutte,au reste, était devenue générale. La ville était couvertede barricades. Tous les postes avaient été désarmés l'unaprès l'autre; dans la galerie de lArgue, un républicain,Drigeard-Desgarnier, avait distribué gratuitement aupeuple les fusils de chasse de son magasin ; trois boutiquesd'armuriers avaient été enfoncées-, une partie de la gardenationale s'était rangée du côté des insurgés et les avaitmunis de cartouches -, enfin, les ouvriers qui avaient com-mencé le combat avec des bâtons, ne se battaient plusqu'avec des fusils. x\u Jardin des Plantes , une poignéed'insurgés repoussa plusieurs compagnies. Une bande defemmes et d'enfants força la caserne du Bon-Pasteur, etles troupes ne se maintenaient qu'avec peine dans la ruede lAnnonciade , dominée par la place Houville et par lamaison Brunet, dont les insurgés sétaient rendusmaitres.

Cependant, Lacombe , homme résolu et très-inlluenldans les faubourgs, se dirigeait vers le pont Lafayette, àla tète dune colonne nombreuse, composée des habitantsde Saint-Georges. Avant d'y arriver, il y envoya des par-lementaires qui furent reçus à coups de fusil. Il se dispo-sait à l'attaque, lorsqu'on vint lui apprendre que lessoldats de la ligne casernés aux Carmes-Déehaussés me-naçaient de prendre sa troupe par derrière. 11 change aus-sitôt de dessein, court à la caserne , sen empare , et sedirige vers la place des Célestins, déjà s'était formé unrassemblement tumultueux. se trouvait un jeunehomme intrépide, Michel-Ange Périer . 11 portait la déco-ration de juillet à sa boutonnière. A la vue de ce signe,auquel se liaient tant de souvenirs, on entoure Périer avec,enthousiasme , on l'embrasse, et un ouvrier lui présente