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Tome troisième.
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I

HISTOIRE DE DIX ASS.

d’après la déclaration de ses chefs, à ne pas continuer une inutilerésistance; que plusieurs postes importants même ont passé dansles rangs des assaillants ;

n Que la garde nationale, forte de quinze mille hommes, n’cnprésente plus que cent sous les armes; que dans cette positionextrême, MM. les généraux reconnaissent unanimement qu’ilsessaieraient en vain de continuer la défense del’Ilôtel de-VilIe ;

n Que cette défense prolongée aurait les infaillibles résultats deporter les assaillants au dernier degré de l’exaspération cl d’expo-ser les assiégés et la ville entière aux plus déplorables catas-trophes ;

« Après en avoir mûrement délibéré dans plusieurs séances, re-connaissent à l’unanimité,

« Que, pour arrêter l’effusion du sang et prévenir le sac de laville, le seul parti à prendre dans cette grave circonstance, est dequitter la position de l’Ilôtel-de-Ville pour en occuper une plusavantageuse en dehors des murs, de manière à conserver des rap-ports avec les autorités locales; le conseil émet le vœu, égalementà l'unanimité, que M. le préfet reste à son poste.

« Fait en séance, à l’IIôtel de-Ville, en double minute.

« Signé : Dlmoi.aiid, comte Ror.i f.t, vicomteSaint-geniès, Fi.f.i hv, Di ri.AX, Boisset,Gros, Gâcher. »

On (lon*ia donc le signal de la retraite. Le générallloguet, qui était fort souffrant, fut hissé sur son chevalà force de bras. Les troupes qu'il commandait se compo-saient du 66' et de plusieurs bataillons du 40' et du 13'.Suivaient quelques détachements de la garde nationale,traînant après eux des pièces de canon. Un poste d’ouvriersétait établi à la barrière Saint-Clair, sur le chemin destroupes en retraite. En approchant de cette barrière, et aupremier sitllement des balles, le général Roguet dit à ceuxqui l'accompagnaient : «Voilà que je respire, l’odeur de