CHAPITRE III.
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mais ils ne s'entendaient pas tous sur la manière dont ellesdevaientètre définitivement résolues. La diversité éclataitsurtout dans les missions, où, loin des regards des chefs,chaque prédicateur se trouvait livré à ses propres inspi-rations. Chez les uns, c’était, comme chez M. Margerin,le mysticisme qui dominait; d’autres, comme M. JeanReynaud , étaient pleins du génie révolutionnaire, du sen-timent démocratique.
Le même défaut d’unité se remarque dans les publica-tions saint-simoniennes, comparées entr’elles. L'Exposi-tion, par M. Bazard; les Lettres sur la religion et lapolitique, par M. Eugène Rodrigues ; les Cinq discours deM. Abel Transon ; la Note de M. Olinde Rodrigues sur lemariage et le divorce; les leçons deM. Péreire sur l’indus-trie des finances; les Trois familles , par M. E. Barrault;les écrits de MM. Pierre Leroux, Jean Reynaud , Charton,Margerin, Cazeaux, Stéphane l'iachat, Charles Duvevrier,Enfantin, sur la métaphysique, les arts, l’économie poli-tique ; tous ces travaux sont loin de former un corps dedoctrine homogène, complet, et témoignent seulementd'une longue, savante et courageuse élaboration.
Quoi qu’il en soit, tous les efforts divers, le Globe lesrésumait en les popularisant. Dirigé par M. Michel Cheva-lier , homme doué de peu d’initiative, mais merveilleuse-ment habile à vulgariser les idées qu’il acceptait, le Globes’était placé, pour juger la société qui passait sous sesyeux, à un point de vue très-élevé, et la guerre qu’il fitaux institutions le plus en vogue fut aussi fougueusequ’inexorable, quoique pleine de ménagements philoso-phiques pour les hommes et pour les partis. Parmi lesattaques que le saint-simonisme dirigea contre un ordre