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Tome troisième.
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CHAPITRE III.

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et l'assemblée était en proie à une préoccupation doulou-reuse. Un fauteuil laissé vide à côté de celui du Père-Su-préme indiquait symboliquement l’absence de la femme.M. Olinde Rodrigues s’était placé, comme chef du culte,à la droite d’Enfantin. S’étant levé, il rappela d’abordcomment de juif il était devenu saint-simonien. Puis,d’une voix forte : « Rothschild , Laffitte, Aguado, dit-il,« n’ont rien entrepris d’aussi grand que ce que je vais« entreprendre. Tous, ils sont venus, après la guerre,« donner au vaincu le crédit nécessaire pour satisfaire le« vainqueur. Ils ont fait une grande chose; et moi le« premier je l’ai senti et publié, grâce à Saint-Simon, il y« a sept ans. Mais ils ont escompté l’avenir des Restau -« rations politiques, et déjà pour eux, cet avenir a des« bornes... Leurmission va finir; la mienne commence.»Il exposa ensuite les bases du projet qui devait, selon lui,inaugurer la puissance morale de l’argent. L’associationfinancière des saint-simoniens aurait eu pour objet : l°detravailler, par un ensemble de mesures exclusivementpacifiques, à l’amélioration morale, intellectuelle et phy-sique de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre ;2° d’organiser des maisons d’éducation où les enfantsdes saint-simoniens auraient été élevés, sans distinctionde fortune ou de naissance; 3° de fonder des maisonsd’associations industrielles, pour les travailleurs deve-nus saint-simoniens; 4° de subvenir transitoirement auxbesoins de ces associations; 5° de propager la doctrinede manière à remplacer l’anarchie industrielle par l’as-sociation religieuse des travailleurs. L’acte passé devannotaire devait être signé par tous les membres de lafamille, dont les biens réunis formaient le fonds social,