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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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fice de ces habitudes bourgeoises, de ces goûts simples,qui avaient été, sous la Restauration, l'objet d'une admi-ration presque universelle. 11 y avait bien encore deshommes qui l’auraient voulu voir, devenu roi, tel qu'illeur était apparu n'étant que prince ; il y avait des hommesqui, comme M. Dupont (de l'Eure ) ou M. Bavoux, se rap-pelaient avec espérance les paroles qu'ils lui avaient en-tendu prononcer dans les premiers jours de son avène-ment : « 11 ne doit plus y avoir de Cour.Que faut-il à

« un roi citoyen? Six millions de liste civile, tout au« plus. » Mais tant de désintéressement n’avait pas tardéà paraître ingénu à ceux qui comprenaient les nécessitésd’une monarchie. On avait donc composé— M. Laffitte,à cette époque, était encore ministre — une liste qui neortait pas à moins de 20 millions le chiffre des dépensesobligées du roi. Cet état des besoins de la liste civile futcommuniqué par Louis-Philippe à M. Laffitte, qui necraignit pas de témoigner sa surprise. Selon lui, c’étaitassez, c’était trop peut-être de 18 millions; et commentvaincre, d’ailleurs, l’inflexible austérité de M. Dupont ( del'Eure )? On insista. Une commission avait été nomméeparla Chambre pour examiner le budget royal ; elle secomposait de MM. Thouvenel, Duvcrgier de Hauranne,Anisson-Duperron, Étienne, Rémusat, Génin, Jacques Le-febvre etCormenin. Ce fut à cette commission que la notedont nous venons de parler et qu’on n’avait pas osécommuniquer au Conseil des ministres, fut remise parM. Thiers , chargé de cette mission délicate. L’étonnementdes mandataires de la Chambre fut extrême : ils refu-saient de croire que des prétentions aussi exorbitantesfussent celles d’un monarque qu’ils avaient connu duc