CHAPITRE IV.
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à Louis-Philippe un traitement trente-sept fois plus con-sidérable que celui qu’avait obtenu en France Bonaparte,premier consul, et cent quarante-huit fois plus considé-rable que celui qui subit en Amérique au président de laflorissante république des États-Unis .
Dans le même temps, un bureau de bienfaisance faisaitpublier ce qui suit : « 24,000 personnes inscrites sur les« contrôles du 12 e arrondissement de Paris , manquent de« pain et de vêtements Beaucoup sollicitent quelques« bottes de paille pour se coucher' ».
Mais c’eût été trop peu qu’une liste civile de 18 mil-lions, au gré des gens de Cour. Ils voulaient qu’en outreon assurât au roi, comme dotation immobilière de sa cou-ronne :1e Louvre, les Tuileries, l’Élysée-Bourbon, leschâteaux, maisons, bâtiments, manufactures, terres, prés,corps de ferme, bois et forêts, composant les domaines deVersailles, Marly, Meudon, Saint-Cloud , Saint-Germain,Fontainebleau, Compïègne, Pau, la manufacture de Sèvres ,celle des Gobelins et de Beauvais ; le bois de Boulogne, lebois de Yincennes, la forêt de Sénart. Sans parler d’uneriche dotation mobilière comprenant diamants, perles,pierreries, statues, tableaux, pierres gravées, musées,bibliothèques et autres monuments des arts.
Quant à l’apanage d'Orléans , les courtisans étaientd’avis que les biens composant cet apanage devaient êtreréunis à la dotation immobilière, oubliant ainsi que lesapanages n’avaient jamais été que la constitution alimen-taire des branches cadettes, et qu’il était de leur essencede s’éteindre quand la branche cadette arrivait au trône.
r Circulaire du bureau de bienfaisance du 12 e arrondissement. 1 er jan-vier 1332,