HISTOIRE DE DIX AXS.
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Restait à résoudre une question délicate : indépendam-ment des grandes richesses qu'il allait posséder commeroi, Louis-Philippe aurait-il comme simple citoyen undomaine privé:’ D’après l’édit d’Henri IV , la constitutionde 1791 et la loi du 8 novembre 1814, tout prince appeléau trône doit confondre ses biens personnels avec le do-maine de l’État. C’était un usage respectable que celui-làet d'un sens profond ; car il semblait élever le roi à la di-gnité de père du peuple. Mais Louis-Philippe n’en avaitpas jugé ainsi, et, la veille de son avènement, le 6 aoùl1830, il avait eu soin de disposer de ses biens personnelsen faveur de sa famille.
Le résumé des prétentions de la Cour était donc celui-ci : une liste civile de 18 millions, 4 millions de revenuen terres et en forêts, onze palais magnifiques, un mobi-lier somptueux, 2 millions594,912 francs d'apanage, etle domaine privé.
Telles furent les bases proposées. La commission lesadopta en réduisant à 12 ou à 14 millions le chiffre de laliste civile, et M. de Schonen présenta le rapport à laChambre.
La stupeur fut grande dans le public. La théorie deslibéraux constitutionnels sur les gouvernements à bonmarché recevait un démenti brutal et inattendu. La po-lémique devint enflammée. On avait sous les yeux lecompte détaillé des dépenses royales : l’esprit français enfit le sujet de mille commentaires, les uns plaisants, lesautres injurieux. Ici, l'on fait remarquer que l’entretiendelà chapelle allait coûter dix fois plus que sous Charles X ,quoique Louis-Philippe en usât dix fois moins. Là, ons'étonnait que 80,000 francs de remèdes par an fussent
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