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HISTOIRE DE DIX ANS.
que le Pouvoir, par conséquent, s’était rendu coupable àleur égard d'une tyrannie à laquelle chacun se devaitd’opposer son énergie personnelle. L’article se terminaitpar cette intrépide déclaration :
« 11 ne sera pas dit qu’un régime qui intenterait les« absurdes, les innombrables procès dont rougissent nos« tribunaux, qui permettrait la confiscation de détail« exercée sur notre propriété par la poste et le parquet ;
« un régime sous lequel les écrivains seraient flétris, en« attendant jugement, par leur accouplement avec des« escrocs, ou tués à petit bruit par les miasmes pestilen-« tiels de Sainte-Pélagie, pourra s’enrichir encore d’un« arbitraire illimité qui s’intitulerait la jurisprudence du« flagrant délit . Un tel régime ne s’appellera pas, de notre« consentement, la liberté de la presse. Une usurpation si« monstrueuse ne prendra pas. Nous serions coupables de>< le souffrir, et il faut que ce ministère sache qu’un seul« homme de cœur, ayant la loi pour lui, peut jouer à« chances égales sa vie contre celle non-seulement de sept« ou huit ministres, mais contre tous les intérêts, grands« ou petits, qui se seraient attachés imprudemment à la« destinée d’un tel ministère. C’est peu que la vie d’un« homme tué furtivement au coin de la rue, dans le dé-« sordre d’une émeute ; mais c’est beaucoup que la vie« d’un homme d'honneur qui serait massacré chez lui par« les sbires de M. Périer, en résistant au nom de la loi.« Son sang crierait vengeance. Que le ministère ose ris-« quer cet enjeu, et peut-être il ne gagnera pas la partie.« Le mandat de dépôt, sous le prétexte de flagrant délit,« ne peut être décerné légalement contre les écrivains de« la presse périodique -, et tout écrivain, pénétré de sa