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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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d’une tolérance artificieuse, on lui demandait compteaussi du rôle provocateur joué par un de ses agents. Dansune éloquente et vive plaidoirie, M. Dupont raconta com-ment Pernot avait abusé de l'ignorance et de la misère dedeux jeunes gens pour les exciter à la révolte. Il le mon-tra faisant parade de sa haine pour le gouvernement, par-lant de la capitale prête à se soulever au bruit du tocsin,donnant à lire à un ouvrier des arLicles factieux, y ajou-tant de perfides commentaires, et mettant tout en œuvrepour égarer les malheureux qu’il se proposait de trahir.

Tels furent les faits soumis par l’avocat au jugement del’opinion. Déjà, du reste, danslecours des interrogatoires,le système flétri par M/Dupont avait été avoué en partie.Appelé devant les juges, le chef de la police municipalen'avait pas craint de dire : « J'ai trouvé le moyen de dé-« sorganiser les sociétés secrètes : c’est en signalant« comme des mouchards, les plus exaltés, qui ont été« ainsi battus sur les quais par des hommes de leur« parti.

Il était impossible que des déclarations de ce genre nefissent pas sur le jury une impression profonde. Cinq desaccusés furent acquittés ; trois autres furent déclarés cou-pables, mais seulement pour délits de non révélation -, etsi on les condamna à la prison, ce fut moins à cause ducomplot qu’à cause de leur attitude hautaine devant lesjuges. De tristes enseignementsjaillissaientdecetteaffaire :la force d’un gouvernement se mesure à la moralité desmoyens qu’il emploie pour se défendre.

Une conspiration bien autrement grave menaçait, à lamême époque, tous les Pouvoirs constitués. Nous avonsdit les ambitieuses espérances que la duchesse de Berri