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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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rier régulièrement les recrues de la révolte, qu'à donneraux recruteurs le moyen de s'aboucher avec les gens dupeuple, dans des parties de plaisir favorables aux demi-confidences et aux vulgaires séductions. 11 est à remarquerque beaucoup de pauvres ouvriers entrèrent dans la cons-piration, sans avoir reçu d'autres avances que celles queleur profonde détresse rendait strictement indispensablesou qui servaient à les indemniser de la suspension de leurstravaux. Toujours est-il qu'on distribua des secours denature à faire ressortir les scandales de l’abandon dans le-quel vivait le pauvre. Mais, tout en adoucissant des mi -sères sans espoir, on tenta par l’appàt des promesses, desâmes douées d’une ambition grossière, et en peu de tempson eut une petite armée à mettre en campagne. La chutede Charles X avait entraîné le licenciement de la garderoyale et le changement d’un nombreux domestique : laconspiration se recruta de plusieurs officiers et sous-offi-ciers de la garde, de presque tous ceux qui avaient occupédans l’ancienne maison royale des emplois subalternes,brusquement supprimés ; et à ceux-ci s’associèrent, parpur attachement à la dynastie déchue, des serviteurs en-core en fonctions. Parmi les gendarmes des chasses et lesgardes forestiers, beaucoup se laissèrent gagner. On par-vint même à se ménager des intelligences dans la qua-trième compagnie de sous-officiers vétérans, dans unrégiment de ligne caserné à Courbevoie , et dans un régi-ment de dragons caserné à Paris , rue du Petit-Musc. Unmaréchal de France , bien connu pour son dévoùment auprincipe de la légitimité, et quatre maréchaux-de-camp,composaient en quelque sorte l'état-major de cette cons-piration, dans laquelle ne craignit pas d'entrer un général