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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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plupart s’étaient depuis long-temps dispersés, soit parsuite du contre-ordre reçu, soit par impatience, défianceet fatigue. Comme les conjurés avaient surpris le motd’ordre et avaient fait savoir à la police qu’ils se propo-saient de lancer dans Paris de fausses patrouilles, l’inter-vention de la garde nationale était redoutée : on se con-tenta d’envoyer sur quatre points des gardes municipauxet des sergents de ville. Mais les rassemblements se dis-sipèrent à leur approche, sans tenter une lutte que lescontre-ordres, les malentendus et les défections avaientrendue impossible.

Les voitures qui, cette nuit-là, se croisèrent dans Paris en grand nombre, furent toutes visitées par ordre de lapolice, dont les agents arrêtèrent non-seulement leshommes qu’ils surprirent armés de pistolets ou d’épées,mais encore des citoyens qui regagnaient leur demeureaprès quelque innocente partie de plaisir, et des jeunesgens sortant du bal et chaussés en danseurs. Confondusavec les coupables, les innocents furent traînés au dépôtde la préfecture, au milieu des injures, des coups, et àtravers une nuée d’espions animés de cette colère basse,propre aux passions que ne règle point l’intelligence.

Paris , à son réveil, fut fort étonné d’apprendre lesévé-ments de la nuit. Ils n’avaient pas été annoncés par cesrumeurs sourdes qui, d’ordinaire, préparent les espritsaux faits dont on garde le souvenir. Aussi tous les partiss’accordèrent-ils à considérer la conspiration delà rue desProuvaires comme une tentative folle. Les républicains enprirent occasion de railler les illusions d’une aristocratiequi faisait survivre si obstinément son orgueil à ses res-sources. Les partisans du régime en vigueur insultèrent de