CHAPITRE IV.
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« fenêtre. » Ils passèrent alors l'un et l'autre dans la sallede la mairie, où s’étaient rassemblés un grand nombre degardes nationaux. Là, on fit savoir au général que sesconcessions étaient insuffisantes ; que, pour éviter unecollision, il était urgent de faire occuper par la garde na-tionale tous les postes, à l’exception de trois portes de laville, que' pourraient occuper conjointement la garde na-tionale, l’artillerie de la ligne et les sapeurs du génie. Legénéral dut se rendre aux instances de tant de citoyens,parlant au nom de l'humanité, et, comme la cour étaitremplie d'une multitude impatiente, il fut invité à des-cendre au milieu d’elle pour la calmer. Le tumulte étaitimmense. A la vue du général, un jeune homme nomméHuchet s'avance et prend rapidement la parole. Blessé laveille, il avait le bras en écharpe, et se montrait fort ani-mé. Il rappela en termes passionnés des malheurs dontlui-même était victime ; il représenta les malheurs, plusgrands encore, qu’engendrerait une obstination téméraireet que pouvait seul conjurer le renvoi du 35° de ligne.La multitude répondit par une acclamation bruyante.La compagnie franche stationnait à quelques pas de là :son chef arrive, il aperçoit lluchet, blessé ; il court à luiet l’embrasse aux applaudissements de tous. On insistaitpour le renvoi du 35 e : un jeune homme s'avance versM. Saint-Clair, et le déclare prisonnier. Le général estaussitôt conduit à son hôtel, la compagnie franche s’yprésente, etdes factionnaires sont placés à toutes les portes.
La situation était critique. Provoquée par une violationsanglante de la loi, et ne paraissant elle-même qu’un tu-multueux triomphe de la légalité, l'insurrection allaitdevenir maîtresse de la ville. M. Jules Bastide ayant mar-