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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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avaient pour effet de calomnier les victimes. MM. FélixRéal et I)uboys-Aimé, députés des arrondissements deGrenoble , protestèrent contre des allégations aussi impru-dentes que mensongères, dans une lettre dont le Moniteurretarda l'insertion ; et dans la séance du 20 mars, M. Du-boys-Aymé se leva pour interpeller à ce sujet le minis-tère. Les passions étaient vivement excitées, et la luttequi s’engagea fut terrible. Dans un discours plein d'émo-tion et de fermeté, Garnier-Pagès repoussa le blâme donton osait frapper une ville qu’on avait ensanglantée ; ildemanda si les sommations avaient été faites, et déclaraque, dans le cas contraire, des citoyens ayant été égor-gés— à ces mots.il s'élève des clameurs; Gasimir Périers’emporte et bondit sur son banc; toute l’assemblée s’a-gite en sens divers. Mais Garnier-Pagès , reprenant :« oui, dit-il, s'il n'y a pas eu de sommations préalables,« nul doute que le petit nombre d’hommes qui ont porté« les armes contre des citoyens, les ont égorgés. » Unelongue interruption succède à ces déclarations énergiques.

M. Dupin aîné prend ensuite la parole. Il s'étonne quel’émeutè trouve jusque dans le sein du parlement desdéfenseurs et des apologistes. Insultés, attaqués, sur lepoint de sè voir désarmés, les soldats pouvaient-ils ne passe défendre? Et quels étaient les hommes dont on plai-dait si chaleureusement la cause, au profit de qui on lan-çait sans preuves contre le gouvernement une accusationatroce? G'.étaient des hommes qui, dans une criminellemascarade, avaient figuré l'assassinat du roi ; c’étaientdes factieux réunis comme par miracle, comme par uncoup de sifflet. Et on appelait population une escouadequi s’était jetée entre la garde nationale et la troupe ;