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HISTOIRE DE DIX ANS.
vait pas été averti 1 ; que M. Duval avait bien réellementdonné aux commissaires de police l’ordre de cerner lerassemblement 2 ; qu’aucune sommation légale n’avait étéfaite 3 ; qu’un seul militaire du 35 e était entre à l’hôpital,quatre jours après les événements du 12, et pour inflam-mation, suite d’un coup de pied 4 , que le lieu du rassem-
1 « C’est avec la plus vive peine que je vois que nombre de mes compa-i triotes croient que j’ai été chargé du mouvement des troupes, dans la nuitt du 12 de ce mois ; je puis attester sur l’honneur qu’aucun avis, qu’aucun« ordre ne m’a été donné pour faire agir les troupes, et que, par conséquent,i je n’ai pu rien prévoir, ni rien prévenir. L’autorité n’a-t-elle pas eu con-u fiance en moi? Je l’ignore. Maintenant que mes compatriotes me jugent.
« Votre dévoué compatriote,
« Le commandant de la place,
< Lespixasse. I
2 * M. le préfet nous ordonna de nous rendre à la caserne; de prendre,« mon collègue et moi, une compagnie chacun, de cerner et d’arrêter les« perturbateurs. »
{Extrait du rapport, du 12 au 13 mars 1832, ducommissaire de police Jourdan.)
i M. le préfet nous dit d'aller prendre la troupe de ligne. Mon collègue« et moi, nous sommes allés à la caserne de Bonne, nous avons demandé« une compagnie chacun, puis, nous nous sommes séparés ; mon collègue« a passé par le quai d’Orléans et moi par la Grande-Rue, pour cerner« l’attroupement. »
(Extrait du rapport du 12 au 13 mars 1832, ducommissaire de police Vidal.)
3 « Les voltigeurs, guidés par je ne sais quel sentiment, et aussi prompts« que l'éclair, croisent la baïonnette et refoulent l’attroupement, qui cher-« chait sans doute à se frayer un passage, et cela, sans commandement, de« leur propre mouvement, sans attendre les sommations, et malgré mes* représentations et mes cris de relever leurs armes. »
(Rapport du commissaire de police Jourdan.)
4 Hôpital général de Grenoble. (Salle militaire.) Rapport de MM. Four-nier et C. Silvy.