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Tome troisième.
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CHAPITRE VI.

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A l’embarras de ces démêlés intérieurs se joignait, pourla princesse, celui des frayeurs diplomatiques que sa pré-sence inspirait. Parmi les petits princes d'Italie , les ducs

Que si, de l’examen de la validité, on passe à celui de l’opportunité, jecrois ne devoir pas reculer devant le douloureux devoir de dire que, dans ladisposition actuelle des esprits en France , la publication d’ordonnances parlesquelles Votre Majesté conférerait la régence et en réglerait les conditions,aurait un effet funeste. Le public n’y verrait qu’un effort pour associer lenouveau règne au système qui a perdu le règne précédent.

Ce système avait perdu Jacques 11 en Angleterre : il consiste dans la sup-position d’un pouvoir constituant, fondé sur le droit divin, qui unirait enstfi la triple faculté d’octroyer une Charte, delà jurer, et de la retirer ensuite.Je sais bien que Votre Majesté n’a voulu ni cru violer la Charte, et que, sefondant sur l’ambiguité de l’article 14 , elle a cru demeurer fidèle à la Chartemême en adoptant l’interprétation de cet article qui lui a semblé la meilleure.Je crois que ses ministres en ont adopté avec la même sincérité la mêmeinterprétation ; mais je sais aussi que cette interprétation n’a été adoptéeque par une bien petite partie de la nation, et qu’elle a paru, au plus grandnombre des Français , trop paradoxale, et contradictoire avec le principemême de la Charte, ainsi qu’avec l’adage connu, exprimé dans nôs an-ciennes coutumes par ces paroles concises : Donner et tenir ne vaut.

J’ai souvent eu occasion, et notamment dans les Cent-Jours, de m’expli-quer publiquement sur la préférence à donner aux Constitutions octroyées ouaux Constitutions extorquées. J’ai toujours exprimé, avec autant de forceque j’en ai été capable, mon indignation contre l'ignoble système des Consti-tutions extorquées, et j’ai toujours ajouté, avec la même chaleur, que lesConstitutions octroyées reposent sur la base la plus sûre de toutes les ga-ranties, l’honneur royal.

La malheureuse controverse sur l’interprétation de l’article 14 a grave-ment altéré, dans la généralité des esprits, la sûreté de cette garantie. Jen’ai pas cessé, depuis la dernière révolution, d’être convaincu que le seulobstacle qui s’oppose au rétablissement de Henri V sur le trône de sespères,par acclamation, est la difficulté de persuader à la nation que ni lui ni samère n’adopteront jamais le système qui attribue à un roi un pouvoir consti-tuant également capable d’octroyer une Charte, de la jurer, et de la retirerensuite.

Les diverses considérations, fondées sur notre droit public et sur l’utilitéde l’État, que je viens d’exposer, m’ont déterminé à émettre, dans les con-