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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

un gouvernement provisoire, dont M. de Chateaubriand,M. de Kergorlay, le duc de Hellune, M. de Latour-Mau-

malhours de la France , au nom de vos familles désolées; c’est fi votreamour, à celui de tous les bons Français, des Français seuls que Henri Vveut devoir sa couronne. Française et mère, je vous confie l’avenir de laFrance et les droits de mon fils. Le gouvernement usurpateur vous appelle

maintenant à sa défense, et naguères encore il vous insultait.Vous ne

l’aurez pas oublié, soldats de l’armée d'Espagne ; c’est lui qui a détruit lesmonuments élevés à vos victoires; soldats de nos légions d’Afrique , lamonarchie légitime vous préparait des arcs de triomphe et des récompenses,la révolution a méconnu vos services et vous a poursuivis de scs calomnies;ils ne sont pas Français ces hommes qu’importune la gloire de leurs ex-ploits, séparez-vous de leur cause avilie, ralliez-vous au drapeau blanc,c’est celui de vos pères, c’est le vôtre ; c’est le signe glorieux qui a conquisou su conserver nos plus belles provinces, qui est honoré dans toutes lesparties du monde et respecté sur toutes les mers ; vous l’avez planté mi-nières aux colonnes d’Hercule, sur les ruines d’Athènes , sur les rempartsd'Alger .

La France et l'Europe s’apprêtent à le saluer de nouveau comme un gagede sécurité, comme l’étendard de l’honneur et du courage. Soldats, vos droitsseront reconnus, la noble profession des armes reprendra son rang, votreavancement, vos avantages justement acquis vous seront rendus ou conser-vés. Henri V vient récompenser le mérite et le dévoùment, reconnaître tousles services et rechercher toutes les capacités honorables.

Je me place avec confiance au milieu de vous : vous aurez des armescontre les ennemis de l’État, vous n’en avez point contre vos frères, contrela fille de vos souverains, contre un enfant que vous avez vu naître, l’héri-tier légitime de trente-cinq rois : accourez-donc, que l'amour de la patrievous rallie à la mère de Henri Y, vous me trouverez à la tète des braves quis’avancent l’arme au bras au milieu de la patrie reconnaissante; accoureztous vous mêler aux populations fidèles qui se pressent au-devant de nospas, et comme elle, répétez avec transport ce cri si cher à la France :

Vive le Roi! Vive Henri V!

Donné le 1832,

Pour le roi, la régente du royaume,

Marie-Carolise.

( Pièces relatives au procès des passagers duCarlo-Alberto à Montbrison .)