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HISTOIRE DE DIX ANS.
ces pairs Barons des Etats, dénomination conforme auxanciens usages, et qui, aux yeux de Marie-Caroline, avaitle mérite de rappeler les barons de Sicile . Les Baronsdes Etals auraient été choisis par le roi parmi les nota-bilités de la province, avec cette restriction que la dignitéaurait été conférée de droit à certaines fonctions, la ques-tion de Thérédité étant d’ailleurs réservée. Les évêques,les premiers présidents de cour royale, auraient siégé dedroit aux assemblées provinciales. Seulement, la baronieaurait été attachée à la place et non pas à la personne.Lors de la convocation des états-généraux, un tiers ouun quart des barons de province auraient été désignéspar le sort, et à tour de rôle, pour former la premièreChambre des états-généraux, et le privilège d’y siéger dedroit aurait été conféré aux maréchaux de France, auxcardinaux, aux archevêques, aux présidents des cours decassation et des comptes, aux titulaires des grandes char-ges de la couronne, réduites à quatre. Pour la composi-tion des assemblées provinciales, on adoptait le principede l’élection à divers degrés. Un gouverneur choisi par leroi, et ayant sous ses ordres l’intendant général et lecommandant des troupes, aurait présidé l’assemblée pro-vinciale, et l’aurait maintenue, au besoin, dans le cerclede ses attributions. Ce n’étaient là que des données géné-rales, il est vrai. Une fois en France , la duchesse de Berridevait confier à des personnages éminents le soin de coor-donner les diverses parties de la constitution nouvelle.Mais, aux yeux des conseillers de Marie-Caroline, le pointessentiel était d'arriver, sans trop affaiblir le lien com-mun, à la décentralisation.
Il fut en même temps proposé et à peu près décidé que