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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

lui défendaient l’espérance. Mais les trois chefs vendéensse montrant inébranlables, « Eh bien ! s’écria-t-elle, je« vous demande une déclaration écrite. » Ils la pro-mirent, et tinrent parole.

Voici ce qui se passait pendant ce temps parmi les lé-gitimistes de Paris . Une lutte sourde et obstinée v existaitentre le parti du mouvement et celui de la résistance. Laconspiration ourdie au sein du premier avait survécu àl'échec de la rue des Prouvâmes, qui en fut la révélation,non le dénoûment. Depuis la nuit du 2 février, les cons-pirateurs avaient mis plus de discrétion dans leurs dé-marches, plus de réserve dans le choix de leurs auxiliaires.Essayant l’application d’un plan uniforme, ils avaient par-tagé leurs adhérents à Paris , en cinq grandes divisions,dont la cinquième se composait principalement des gardes-forestiers du département. Une sixième division avait soncentre à Versailles -et comprenait un assez grand nombrede Suisses de la garde. Mais l’organisation était loin d’êtrerégulière ; les sommes d’argent distribuées avaient provo-qué des mécontentements égoïstes, ou fait naître des exi-gences jalouses, avec lesquelles on ne pouvait se dispenserd'entrer en compromis; les sacrifices pécuniaires devenaientde jour en jour plus considérables et de jour en jour plusinsuffisants -, bien que la police fût très-mal informée, ilne lui avait fallu que quelques arrestations faites auhasard.pour troubler la direction; enfin, et c’était là pour lesconspirateurs un obstacle à peu près invincible, l'idée d’unmouvement hardi était improuvée et combattue par lespersonnages les plus notables du parti. Les membres dugouvernement provisoire n’agissaient pas, n’en ayant nila faculté ni le désir; car le seul qui, parmi eux, fût