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Tome troisième.
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CHAPITRE VI.

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animé (l’un zèle impatient, avait été arrêté, et son suc-cesseur était un ancien ministre de la Restauration, hommemodéré, quoique plein de dévoûment. Et à ceux qui con-damnaient toute tentative insurrectionnelle par sagesse etprévoyance se joignaient ceux que possédait la peur ouque l'égoïsme conseillait. De là, l’avortement d’une insur-rection préparée pour le 9 avril. Toutes les mesures étaientprises, les ordres donnés, lorsque, la veille de l’exécution,lemouvementavait été soudain arrêté par un contre-ordre.Une seule brigade, à laquelle ce contre-ordre n’était pointparvenu, et qui se composait de trente-cinq hommes, setrouvait réunie le 9 avril au point désigné. Louis-Philippe passa au milieu d’elle, en voiture, sans escorte, et ne sedoutant guère que la mort était à dix pas de lui.

C’était au plus fort des embarras et des tiraillements decette situation indécise, que les légitimistes de Paris avaientreçu la nouvelle de l’arrivée de Marie-Caroline en Vendée .Aussitôt les Chateaubriand , les Fitz-James, les Bellune,les Ilyde de Neuville, les Pastoret, prirent l’alarme, etM. Berryer fut député par eux à la princesse pour la dé-tourner de son dessein.

Conduit secrètement aux Mesliers, il trouva la mèrede celui qu’il appelait son roi, dans une chambre tristeet dépouillée. Enveloppée d’un châle écossais, la duchessede Berri était couchée sur un lit de pauvre apparence.Près d’elle était une table couverte de papiers et suppor-tant deux paires de pistolets. Là, en présence de MM. deCharette et de Mesnard, M. Berryer supplia la princessede quitter la Vendée , et, pour l'y décider, il employatoutes les ressources de son éloquente parole. Mais céderla victoire avant le combat; s’enfuir obscurément d’un