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Tome troisième.
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CHAPITRE VI.

ÎGI

qu'il en soit, elle écrivit sur-le-champ à M. Berryer quesa résolution de la veille était changée, et elle se hâtad'adresser au baron de Charetle une lettre qui se termi-nait par ces mots : «Mon cher ami, ne donnez pas votre« démission, puisque Petit Pierrene donne pas lasienne. »Mais par une fatalité qu’expliquent sullisamment lesdivisions du parti royaliste, le maréchal Bourmont, arrivéà Nantes le 19 mai, avait jugé intempestive la prise d'ar-mes ordonnée par la duchesse deBerri, et un contre-ordrevenait d'être expédié aux différents chefs. Il est vrai que,dans une entrevue subséquente du maréchal et de la prin-cesse, la prise d'armes fut de nouveau ordonnée, et fixéeà la nuit du 3 au 4 juin. Vain retour! le contre-ordreavait tout désorganisé; il avait porté parmi les insurgésl'incertitude, la défiance, le découragement, la confusion.Ceux qui n’eurent pas le temps de le recevoir commencè-rent leur mouvement et furent écrasés, n’étant pasappuyés par ceux qui l'avaient reçu. Dans les départe-ments de la Sarthe, de la Mayenne, d'Ile-et-Vilaine , quel-ques désarmements furent opérés et n’aboutirent qu'àdes arrestations. A Chemiré-le-Gaudin, à Chanay, à laCravelle, à la Gaudinière, les chouans et les soldats envinrent aux mains avec un courage égal, avec des succèsdivers ; mais chacun de ces engagements partiels ne ser-vait qu’à épuiser l’insurrection. Informé d’ailleurs de laprésence de la duchesse de Berri en Vendée , par le rapport

« Non, monsieur, la détermination prise par Madame de rester en Vendée « ne peut être due au contenu de cette dépêche : autrement, elle eut pris* soin d’en informer tous ses amis. »

( Quelques mots sur les événements de la Vendée en 1832, par le baron de Charette, pu y. â(i.)