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HISTOIRE DE DIX ANS.
d'un officier que le fils de M. de Coislin avait mis dans laconfidence, croyant le gagner, le général Solignac concen-trait toutes ses forces. Une visite faite par le généralDermoncourt au château de la Chaslière porta le derniercoup au parti royaliste. Un grenadier ayant trouvé dansun cellier une bouteille remplie de papiers, ces papiersfurent examinés : ils contenaient le plan de la conspira-tion. Pour comble de malheur, quand la duchesse deBerri apprit cet événement, il n’était plus temps de révo-quer efficacement le second ordre qui appelait les Ven-déens à l’insurrection. On devine les suites. Les rassem-blements qui se formèrent étaient incomplets : on lesdispersa. Les insurgés qui se levèrent en armes n'étaientpas assez nombreux : leurs efforts furent perdus. A Riaillé,M. de la Roche-Macé, à la tête de sa division, exécuta unebrillante charge à la baïonnette; mais il ne put tenir lacampagne. Au combat du Chêne , les royalistes, sous lesordres de M.de Charette, se battirent bravement, mais ilsdurent céder au nombre, et ils eurent à pleurer, entreautres victimes de ces luttes funestes, MM. d'IIanache, deTrégomain et de Bonrecueil. Ce dernier avait eu la jambetraversée d’une balle -, après s'être traîné sanglant de porteen porte, dans un village où l’hospitalité fut partout refu-sée à son agonie, il tomba aux mains des soldats, etmourut entouré de visages ennemis.
Parmi les faits d'armes qui eurent lieu dans cette triste'période des guerres de parti, le siège soutenu au châteaude la Pénissièrel mérite qu’on le signale. Là, quarante-cinq Vendéens soutinrent les attaques d’une troupe nom-breuse, avec tant de constance et de vigueur, qu’il fallutrecourir contre eux à l’incendie. Or, la llamme était sur