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Tome troisième.
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H1ST0IKE DE DIX AMS.

même temps, un bataillon du 3 e léger et un détaehementde la 6 e légion étaient chargés d'éclairer le boulevard,qu’occupaient déjà, vers la porte Saint-Martin, deux esca-drons de carabiniers, et où le général Schramm s'étaitétabli avec quatre compagnies à l’entrée de la rue de^ Cléry. A six heures du soir, les dragons parvinrent à serendre maîtres de la place des Victoires, et, appuyé parquelques compagnies d'infanterie, un détachement degarde nationale, que commandait M. Delessert, assura ledépart des courriers.

Mais ce n’étaient là que de faibles succès, en comparai-son de ceux qu’obtenaient alors les insurgés sur millepoints divers. Ils enlevèrent successivement, et en faisantessuyer à la garde municipale des pertes considérables,les postes de la Lingerie, de la Bastille, du marché Saint-Martin, des Blancs-Manteaux. A huit heures, ils construi-saient une barricade près du petit pont de l'Ilôtel-Dieu,faisaient reculer un détachement du 25 e de ligne, forçaientun détachement de garde municipale à battre en retraitepar le quai aux Fleurs et enveloppaient de toutes partsla préfecture de police.

La nouvelle de ces événements répandit la consterna-tion au Château. On y eut en vain cherché cette affluencede visiteurs qui se voit autour des trônes, quand l'éclatdes fêtes les entoure et que la force y est assise. La peuravait glacé les dévoùments les plus fastueux. Observa-tion banale, en vérité, et presque superflue dans l'histoiredes monarchies! Les employés des ministères avaientcaché les papiers importants, et déjà l’on ne songeaitplus aux Tuileries qu’à des préparatifs de fuite. On ycraignait surtout que le général Lafayette et le maréchal